17 février 2017 à 17h29

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« Le président de la République a dit qu’il n’était pas question d’augmenter les salaires. Il est opposé à toute grève qui concourt dans ce sens », relate Soumah Aboubacar, membre de la commission qui a rencontré Alpha Condé mercredi 15 février.

Les enseignants réunis à la Bourse du travail (siège des centrales syndicales) cette fin de semaine, pour l’écouter raconter la rencontre entre leurs délégués syndicaux et le chef de l’Etat guinéen martèlent : « La grève continue ! » Le mouvement dure maintenant depuis près de deux semaines. Les enseignants nous ont expliqué pourquoi.

Des salaires jugés trop bas

Leur principale revendication est salariale. Le syndicat reproche à la nouvelle grille salariale en vigueur depuis novembre 2016 de rétrograder les enseignants, toutes hiérarchies confondues, et de leur faire perdre l’acquis de 40% d’augmentation obtenu de guerre lasse depuis 2015.

Beaucoup d’enseignants grévistes ont rallié la Bourse du travail à bord des moyens de transports en commun, rares sur des motos. C’est « la preuve de la précarité dans laquelle vivent les enseignants guinéens. « L’enseignant fait un travail noble. Il devrait bénéficier d’un traitement salarial, à l’image des magistrats, car tant vaut l’école, tant vaut la nation », estime un syndicaliste.

Avec JA

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