Selon le président du FCG, Ibrahima Balaya Diallo, les violations des droits de l’homme sont récurrentes en Guinée, mais le cas précis du lundi 20 février 2017  a dépassé l’entendement parce que, précise-t-il, «nous avons vu des bérets rouges dans les manifestations. On avait pensé que la réforme des forces de défense et de sécurité avait vraiment fait avancer les choses ; mais malheureusement on s’est rendu compte que l’avancée n’est qu’en surface. Parce qu’on a retrouvé des gens qui ne sont pas du maintien d’ordre dans la rue. Je crois que dans ce pays on est assez clair sur le cas du maintien de l’ordre : c’est la gendarmerie et la police ; donc les militaires n’y ont rien à avoir dedans ».

S’exprimant ainsi sur la crise de l’éducation dans le pays, Ibrahima Balaya Diallo estime que l’accord signé entre le gouvernement et le syndicat des enseignants n’est pas salutaire. « J’ai fait des détours pour pouvoir arriver  devant vous. J’ai parlé avec un certain nombre de syndicalistes qui disent que ce qui a été signé n’engage que ceux que les signataires ; cela veut dire que la crise est toujours là », a-t-il expliqué.

Et de poursuivre : « Il faut s’appesantir sur la crise de l’éducation en Guinée car, j’ai l’habitude de dire qu’au-delà de la culture notre apport à la mondialisation, c’est l’éducation. Si aujourd’hui nos  enfants ne sont pas bien formés, qu’est-ce que nous allons faire. Aujourd’hui nous avons  60% de la population qui a moins de 25 ans, la seule chose que nous pouvons leurs donner, c’est n’est pas de l’argent, c’est de leur donner  une très bonne éducation ».

Très remonté, le président des FCG ajoute : « Je crois que le président de la République devrait commencer à démettre les trois ministres en charge du secteur de l’éducation de leurs fonctions. Car ils ont atteints leurs limites, ils ne peuvent plus gérer l’éducation nationale. Depuis 2011, qu’est ce qui a changé fondamentalement dans l’éducation en Guinée ? Ce que nous avons le plus entendu, c’est la prolifération des universités, alors que nous n’avons pas d’enseignants compétents pour les universités, nous n’en avons pas beaucoup et nous avons aujourd’hui plus de 40 universités, … Mais ne perdons pas de vue, car ce qui s’est passé hier, c’est n’est pas seulement la crise de l’éducation, … »

Yahya  Drame

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