A 75 ans, l’ancien président de la transition au Burkina Faso entre novembre 2014 et décembre 2015 remplace donc Jamel Benomar comme envoyé spécial au Burundi.

Le diplomate Britannico-Marocain entretenait des relations exécrables avec le gouvernement du président Pierre Nkurunziza qui n’avait pas hésité à demander sa tête dès le mois de décembre dernier.

Mais l’empressement des autorités burundaises à donner leur aval à cette nomination peut surprendre au regard du parcours de Michel Kafando, réputé proche de la classe politique française alors que les Burundais avaient très mal réagi à la résolution portée par Paris demandant l’envoi de policiers dans le pays en juillet 2015.
« L’accord rapide des autorités burundaises laissent supposer qu’ils ont le sentiment de l’avoir sous contrôle et qu’il ne présente pas un danger », assure un proche du dossier pour qui la position de M. Kafando sera très difficile.

Il restera d’ailleurs basé au Burkina Faso, à Ouagadougou.

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