Contrairement à plusieurs chefs d’Etat africains, Alpha Condé ne choisit pas son camp. Dans la lettre qu’il a adressée dimanche 11 juin au roi d’Arabie saoudite, il qualifie la rupture des relations diplomatiques entre Riyad et Doha de crise inopportune.

Le président guinéen se dit prêt à jouer un rôle de médiateur, en tant que président de l’Union africaine et dirigeant d’un pays membre-fondateur de l’Organisation de la coopération islamique. Il écrit : « Seul le dialogue permettra de parvenir à un véritable compromis », pour surmonter ce qu’il présente comme une « incompréhension ».

Approché par les deux pays depuis le début de cette crise diplomatique, Alpha Condé choisit donc une troisième voie, mais prend soin de ne pas froisser son partenaire saoudien. Il faut dire que la coopération avec Riyad est très ancienne. Depuis l’indépendance de la Guinée, le royaume est un partenaire privilégié. Ce sont les Saoudiens par exemple qui ont construit la grande mosquée de Conakry et aujourd’hui encore ils participent aux aides publiques au développement et financent des projets dans de nombreux domaines.

Le Qatar est présent également mais la coopération est plus récente et moins visible. Alpha Condé espère maintenir de bonnes relations avec les deux pays. Reste à savoir maintenant si Riyad et Doha accepteront la médiation du chef de l’Etat guinéen.

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