Libération provisoire des six chinois : le ministre, Lieutenant colonel Moussa Tiégboro monte au créneau, le Président de la Cour d’appel, M. Doura Chérif apporte des éclairages




En mettant à la disposition de la Justice les 8 présumés assassins et bandits de grand chemin, ce mardi, le ministre à la Présidence chargé des Services Spéciaux, de la Lutte Anti Drogue et du Grand Banditisme, Lieutenant-colonel, Moussa Tiégboro Camara, s’est élevé contre « la libération provisoire des six (6) chionis et un (1) guinéen, arrêtés, jugés et condamnés à trois ans de prison pour fabrication de faux médicaments»

Ce vendredi, le 1er président de la Cour d’Appel de Conakry, M. Doura Chérif a apporté des éclairages autour de cette affaire qui défraie la chronique et qui, n’a pas évité de saper le moral des hommes du Lieutenant-colonel.

Se confiant à certains confrères, M. Doura Chérif a déclare « s’inscrire en faux contre la liberté des  chinois, contre la libération des chinois »
Il poursuit en affirmant que : « … Parce que, hier même, ils étaient ici à l’audience ; ils ont été jugés encore hier. Alors qu’on dise que nous avons mis ces personnes en liberté, ce n’est pas comprendre la procédure… »

Pour lui, « … On dit "contrefaçon de produits pharmaceutiques et complicité". C’est sous cette qualification que le dossier est rentré au tribunal »

Et à M. Chérif de préciser : « Lorsqu’une décision est rendue en première instance et qu’il n’y ait pas satisfaction, ceux qui ont droit à l’appel ont le droit de relever appel. C’et pour ça il y a la Cour d’Appel… Ce que les avocats ont dit est juste ; on ne peut pas être poursuivi pour contrefaçon de médicaments et être condamné pour escroquerie. La Cour a donné droit aux revendications de la défense. La loi nous permet (Cour d’Appel) d’annuler… »

Le 1er président de la Cour a précisé à propos : «… La Cour a dit : bon puisque toutes ces conditions démontrent que  c’est un dossier mal travaillé, nous ne libérons pas les chinois mais nous les plaçons sous contrôle judiciaire ; nous les confions à l’ambassade de Chine en Guinée. Puisque l’ambassadeur était dans la salle ; et à leurs avocats. A charge pour eux, de les représenter devant le tribunal, devant la Cour. Et nous avons renvoyé l’affaire à une semaine ; et, l’audience est prévue encore pour lundi (8 février 2010). Je vous invite ; toute la presse guinéenne à venir l’audience… »

Avec le rebondissement de ce dossier, que dire de ces hauts cadres de l'Etat qui ont délivré des documents légaux qui, durant près de 3 ans ont fabriqué et mis sur le marché, des milliers de médicaments contrefaits, au grand dam de nos populations. 


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