Diplomatie : le Ministre de l’Economie et des Finances, M. Kerfalla Yansané rallonge la misère des diplomates guinéens
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Rien ne va plus dans les missions diplomatiques guinéennes. Neuf (9) mois sans salaire, les représentants de l’Etat guinéen tirent depuis trois trimestres le diable par la queue. Humiliés ou renvoyés faute de paiement de loyer par les propriétaires de maison, ils sont réduits à la misère, incapables d’honorer les factures d’eau, d’électricité, de gaz, de téléphone…
Il n’est pas exagéré de dire à propos de ces diplomates qui n’ont d’autres sources de revenu que leurs primes et salaires, que de sérieux problèmes d’alimentation se posent, encore pire lorsqu’il s’agit de faire face aux soins de santé ou aux dépenses imprévues des enfants… Quelle triste, malheureuse et honteuse situation.
Des missions diplomatiques guinéennes où, les chancelleries ne sont pas la propriété privée de l’Etat guinéen sont menacées de fermeture par les propriétaires, faute de versement mensuel du loyer et les services prestataires, faute du budget de fonctionnement, envoient constamment les lettres de rappel, de sommation…, avant de se résigner à porter l’affaire au département des affaires étrangères de leur pays. Ce qui ternit l’image de la Guinée et l’inscrit dans le registre des pays non crédibles dont les conséquences sont souvent fâcheuses à tous égards.
Conscient de la gravité de la précarité des diplomates guinéens, le Premier Ministre, Chef du gouvernement, M. Jean Marie Doré lui-même ancien fonctionnaire international, a pris comme première mesure au lendemain de sa nomination à la primature : la suspension de toutes les dépenses, hormis le paiement des salaires des fonctionnaires, à moins que les diplomates ne soient pas considérés comme tels.
Nommé au ministère de l’économie et des finances, M. Kerfalla Yansané rallonge la misère des diplomates qui voyaient le bout du tunnel, juste avant son arrivée à la tête de ce département, d’autant plus que l’opération de virement des fonds n’attendait que la lettre de couverture de son ministère avant d’être envoyée à la BCRG, tout le circuit : affaires étrangères, budget, trésor ayant été clos.
En effet, à en croire des informations reçues par notre rédaction M. Kerfalla Yansané qui connaît bien l’étranger pour y avoir étudié et vécu, veut utiliser sa loupe pour reprendre l’opération, alors qu’avant son arrivée tout avait été déjà fait par les services compétents de l’administration qui en ont d’ailleurs l’habitude.
Il devrait réserver sa démarche à fouiller, fouiner… dans l’état de salaires des deux trimestres de l’année 2009, antérieur à son arrivée qu’à compter du premier trimestre de l’année 2010. Ce qui aurait été compréhensible. Sans nul doute.
Pendant ce temps, ses caprices que certains confondent à la rigueur font atrocement souffrir, au-delà des diplomates, des familles et l’image de la nation souveraine de Guinée.
Dossier à suivre…
De Paris, une correspondance spéciale de Moussa Sylla
