Guinée: Les PV de Kankan et de Mandiana annulés par la Cour Suprême, découverts dans le bureau de Thierno Oury Bah de la CENI



C'est incroyable mais vrai.L'information vient de tomber sur le desk de GUINEE24. Les PV des votes annulés de la présidentielle du 27 juin ont été découverts mercredi dans le bureau du Thierno Oury Bah de la CENI au cours de la perquisition. C'est un scandale à la limite du mépris pour les électeurs, les autorités de la transition, le peuple de Guinée...


Cette découverte relance la polémique sur la crédibilité de la commission électorale nationale indépendante, et pose l'inévitable nécessité de la recomposition de l'institution pour un second tour de la présidentielle transparent, démocratique, débarrassé de toutes formes de fraudes.

Le président de la transition, le général d'armée Sekouba Konaté, garant de la transition devrait s'impliquer pour permettre le bon déroulement du scrutin en mettant sur pied une nouvelle CENI composée des deux partis finalistes avec des doublures à tous les postes et du gouvernement . La participation du gouvernement à travers le MATAP, et ce, à toutes les phases du processus électoral, est salutaire.

Jeudi 22 juillet, interrogé par GUINEE24 sur les PV de Kankan non acheminés à la Cour Suprême, Elhadj Fodé Kouroumah, Président de la Commission Electorale Préfectorale Indépendante (CEPI) a, sans ambages, pointé un doigt accusateur sur la CENI en ces termes: "Nous ne savons pas jusqu'aujourd'hui, par quel miracle les procès verbaux de Kankan n'ont pas été transmis à la Cour Suprême".


"De toutes les façons, un tel comportement d'une institution comme la CENI chargée d'organisation des élections libres, transparentes et apaisées et acceptées de tous, nous laisse dans un état de doute indescriptible", avait-il ajouté. 
Désormais, il n'est un secret pour personne qu'il est impossible d'aller aux élections avec la CENI du premier tour, au risque d'un chaos dans le pays.

Le peuple de Guinée a le droit de savoir la vérité sur ce qui s'est réellement passé. Thierno Oury Bah doit être rapidement arrêté, radié de la CENI, et doit comparaître devant la justice pour le crime d'avoir bafoué l'expression livre et démocratique manifestée par ses centaines de milliers de ses compatriotes avec lesquels il n'a pas les mêmes sensibilités.

Quoi qu'il en soit, si l'on va aux urnes avec ces lacunes, dérapages, système de fraude établi et connu à la CENI..., la Guinée pourrait sombrer dans un désordre indescriptible, une violence post-électorale susceptible de conduire au conflit inter-ethnique comme au Kenya.

Nous y reviendrons

Jules Diomandé, correspondant de guinee24.com

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