Gambie: Le Pr Alpha Condé et son homologue mauritanien, Mohamed Ould Abdel Aziz au chevet de Yahya Jammeh

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Le président guinéen, Alpha Condé, accompagné de son homologue mauritanien, Mohamed Ould Abdel Aziz se sont rendus à Banjul ce vendredi 20 janvier pour une médiation de la dernière chance auprès de Yahya Jammeh.

 

 

21h : Plusieurs sources proche des négociateurs confient à RFI que la délégation des présidents guinéen et mauritanien dormira à Banjul cette nuit. Les mêmes sources estiment que les choses se présentent « plutôt bien » et qu'on arriverait à une concrétisation mais demain matin.

20h30 : Après avoir annoncé que Yahya Jammeh était prêt à quitter le pouvoir, un conseiller d'Adama Barrow se rétracte et retire le tweet du compte officiel d'Adama Barrow qui relayait l'information.

19h45 : Le président guinéen Alpha Condé et son homologue mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz se trouvent toujours à Banjul. Après environ cinq heures de discussions avec le président sortant Yahya Jammeh, les membres de la délégation de la Cédéao se sont rendus dans un hôtel de la capitale où ils sont toujours.

Yahya Jammeh se trouverait quant à lui au palais présidentiel. Un accord a-t-il été trouvé ? Et surtout, quel en serait le contenu ? L'incertitude demeure à ce sujet, car aucune déclaration officielle n'a encore été faite.

Pour l'instant dans Banjul tout est calme. La population attend de connaître l'issue de la médiation. Tous espèrent une résolution pacifique de la crise.

19h25 : Yahya Jammeh accepte de quitter le pouvoir, selon, Halifa Sallah, porte-parole d'Adama Barrow.

19h15 : L'avion du président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz est sur le point de décoller de l'aéroport international de Banjul.

18h45 : Les négociations sont terminées à Banjul, affirme une source proche de la médiation qui précise qu'une déclaration est en cours de rédaction. Une autre source proche des négociateurs affirme que la mission de la médiation s'achemine vers une réussite et la satisfaction de toutes les parties. Selon cette source, Yahya Jammeh aurait accepté de partir. « Nous sommes dans le reglement des derniers détails mais il faut rester discret pour ménager les susceptibilités des uns et des autres », a-t-elle précisé.

De son côté, Adama Barrow doit s'exprimer très prochainement depuis un hôtel de Dakar.

18h20 :  Rien de nouveau à Banjul qui est toujours dans l’attente de l’issue des négociations qui pourraient permettre de contraindre Yahya Jammeh de quitter le pouvoir. Les rues de la capitale gambienne étaient particulièrement calmes ce vendredi 20 janvier. D’après l’ONU, plus de 45 000 personnes ont déjà fui la Gambie depuis début janvier, en majorité vers le Sénégal.

<figure class="bd">  <figcaption>Les rues de Banjul sont particulièrement calmes ce vendredi 20 janvier. © REUTERS/Afolabi Sotunde</figcaption> </figure>

17h40 : Si la tentative de médiation en cours échoue à obtenir de Yahya Jammeh qu’ quitte le pouvoir, ce sont les forces de la Cédéao qui seront chargées de l'y contraindre par les armes. Après une brève incursion en territoire gambien, jeudi soir, les soldats sénégalais qui conduisent cette force africaine restent massés à la frontière, côté Sénégalais. À leurs côtés, plusieurs contingents ouest-africains sont mobilisés. Le Nigeria a envoyé 200 hommes au Sénégal, ainsi qu'un important dispositif aérien : des avions de combat, des avions-cargos, mais aussi un hélicoptère et un avion de surveillance qui survole déjà le territoire gambien, selon des sources gouvernementales. Le Ghana est également mobilisé. 205 hommes et plusieurs avions sont prêts à intervenir. Ils attendent le déclenchement éventuel d'une opération pour quitter le Ghana. Du côté du Mali, on confirme à demi-mot seulement. « Nous restons solidaires des efforts de la Cédéao et nous contribuons à leur mise en œuvre », explique une source gouvernementale, sans donner davantage de détails sur le niveau d'implication des forces maliennes. Enfin, le Togo fait partie des pays cités par le Sénégal, qui a pris la tête de la force ouest-africaine, comme pays contributeur. Une information démentie par les autorités togolaises.

17h10 : L'intervention de troupes sénégalaises en Gambie n'est pas une première dans l'histoire. En 1981, dans les tout derniers jours de juillet, l'armée sénégalaise avait pris le contrôle de la capitale gambienne pour rétablir en fonction le président Jawara qui avait été chassé du pouvoir par un coup d'Etat. Pour Abdoulaye Saine, un professeur de l’université de Miami d’origine gambienne, l’intervention en cours n’a rien à voir avec la précédente. « La situation est réellement différente de celle de 1981 parce que la force d'intervention dirigée par les Sénégalais est là pour exécuter la volonté souveraine du peuple gambien, telle qu'exprimée lors des élections en décembre. Elle n'est pas là pour rétablir un régime qui a été renversé. Cette fois-ci, l'intervention est soutenue par la Cédéao, les nations unies, et des pays importants comme la France ou les Etats-Unis », a-t-il expliqué au micro de RFI.

16h45 : Dans une lettre, François Hollande a adressé ses félicitations à Adama Barrow  suite à la cérémonie d'investiture de jeudi 19 janvier à Dakar qui a fait de lui le nouveau président de la Gambie. « Je tiens à vous adresser, en mon nom personnel et au nom du peuple français, mes félicitations sincères et chaleureuses. Cette journée marquera l’histoire de votre pays. La cérémonie d’investiture consacre, conformément à la Constitution gambienne, votre indiscutable victoire aux élections présidentielles du 1er décembre dernier, confirmée par la Commission électorale indépendante. L’ère nouvelle que vous inaugurez a un retentissement qui dépasse très largement les frontières de votre pays. La volonté du peuple gambien doit être respectée », a notamment écrit le président français. « Je salue également le rôle essentiel de la Cédéao, avec l’appui de l’Union Africaine, de l’Union européenne et du Conseil de Sécurité des Nations Unies, pour vous appuyer et récuser toute contestation. La France apporte son soutien résolu aux initiatives prises par la Cédéao pour vous permettre d’exercer votre mandat », a également ajouté François Hollande.

16h25 : Toujours selon une source onusienne, Yahya Jammeh réclamerait des garanties de sécurité pour lui et ses hommes. S'il accepte de quitter le pouvoir, la question du pays qui pourrait l'accueillir se posera. La Mauritanie, la Guinée, le Maroc ou encore le Nigeria seraient des destinations envisagées. Les négociations se poursuivent.

15h30 : Selon une source onusienne, si Yahya Jammeh accepte de quitter le pouvoir ce vendredi, la passation avec Adama Barrow pourrait se faire dans la journée.

15h : Selon une source proche de la Cédéao, l’ultimatum a été pour l’instant suspendu le temps de permettre à Yahya Jammeh d’assister à la prière du vendredi. Les discussions doivent reprendre ensuite et tant qu’elles avancent, il n’y a pas d’horaire défini pour qu’elles prennent fin.

14h45 : En plus des dizaines de milliers de Gambiens qui ont fui le pays, des milliers de touristes sont en train d’évacuer la Gambie. Plusieurs avions de tours opérateurs se sont posés à l’aéroport de Banjul afin d’établir une sorte de pont aérien principalement avec l’Europe.

14h30 : Il faut se souvenir que la crise politique en Gambie a commencé au mois de décembre à l’annonce des résultats de la présidentielle remportée à la surprise générale par Adama Barrow. Dans un premier temps, Yahya Jammeh avait reconnu sa défaite face à son adversaire avant de se raviser quelques jours après et de contester la régularité des résultats de l'élection.

14h15 : On en sait plus sur la composition de la délégation de haut niveau de la Cédéao qui se trouve actuellement à Banjul. Aux côtés des présidents mauritanien et guinéen, il y aussi Mohamed Ibn Chambas, le représentant spécial de l’ONU pour l'Afrique de l'Ouest.

14h00 : L’ultimatum de la Cédéao aurait été prolongé jusqu’à 16 heures TU afin de laisser plus de temps à la médiation d’obtenir le départ de Yahya Jammeh.

13h45 : Il est vraisemblable que l’on assiste aux dernières heures du régime de Yahya Jammeh en Gambie. L’ancien président était depuis plus de 22 ans à la tête du pays.

13h30 : A Banjul, tout est calme. C’est une ville morte, les rues désertes. Les magasins sont fermés. Les touristes sont partis et les hôtels sont vides. Banjul est une capitale sur le qui-vive.

13h15 : Le président gambien Adama Barrow est toujours à Dakar où il a prêté serment hier. Il est actuellement dans un hôtel de la capitale sénégalaise. Il a désormais le statut de chef de l’Etat et il est dans l’attente de son installation à Banjul où il devra alors former son gouvernement.

13h : Difficile de savoir ce vendredi si les troupes ouest-africaines sont actuellement en Gambie. Jeudi en fin d’après-midi, le porte-parole de l’armée sénégalaise, cité par l’AFP, avait indiqué que des éléments avaient pénétré en territoire gambien. Depuis, plusieurs unités sont postées à la frontière.

Avec RFI

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