3e mandat : Grosse pression sur les chefs d'Etat africains en fonction

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Le président guinéen, Alpha Condé, est soupçonné par ses opposants de vouloir s'offrir un 3e mandat en lançant un projet de révision constitutionnelle. En Côte d'Ivoire, Alassane Ouattara entretient le flou sur ses intentions de se représenter à la prochaine élection présidentielle, prévue pour 2020.

S'il venait à franchir le pas, il s'ouvrait ainsi la porte d'un 3e mandat.  La Constitution votée en novembre 2016, le lui permet, avance-t-il. Faux, rétorquent ses adversaires politiques.

C'est dans ce contexte qu'a été organisée, du 2 au 4 octobre 2019,  à Niamey au Niger, une conférence internationale axée notamment sur le transfert pacifique du pouvoir, avec en toile de fond le respect de la limitation des mandats présidentiels. Les participants, dont des anciens chefs d'Etat africains et des acteurs de la société civile, ont insisté sur l'exhortation au respect de ce principe démocratique. «  Aussi nous nous engageons à unir nos voix pour exiger le respect de la limitation des mandats présidentiels, de la règle constitutionnelle et de l'Etat de droit de manière généralisée partout en Afrique », soulignent-ils dans le communiqué final ayant sanctionné leurs travaux.

Mieux, ils metttent la pression sur les chefs d'Etat en fonction, qui seraient tentés de tripatouiller la Constitution ou de la piétiner en voulant se présenter pour un 3e mandat. « Nous encourageons les pays à adopter les procédures appropriées permettant aux présidents en exercice à procéder au transfert pacifique du pouvoir au prochain gouvernement... », les interpellent-ils.

Pour les hôtes du président nigérien, Mahamadou Issoufou, le non-respect de la limitation  des mandats présidentiels est souvent source de tensions sociopolitiques. « ....la suppression de la limitation du mandat sape la confiance des populations, accroît la concentration du pouvoir entre les mains d'un ou d'une poignée d'individus et réduit de ce fait l'espace politique. Cette tendance entraîne finalement les risques accrus de tension, de violence politique et même de conflits civils », font-ils observer, lançant ainsi un message à l'endroit des dirigeants des pays africains.

Avec Lebanco.net

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