Accusation contre la gendarmerie nationale : "Nous avons décidé face à ces allégations diffamatoires de porter plainte auprès de la justice guinéenne", dixit le général Ibrahima Baldé
« C’est de la diffamation, de la calomnie contre une institution de la république comme la gendarmerie nationale ». C’est en ces termes que le général Ibrahima Baldé, Haut Commandant de Gendarmerie Nationale, Directeur de la Justice militaire a, dans un entretien ce vendredi 11 Avril avec la presse donné des précisions claires face à la déclaration de la coordination des organisations de défense des droits de l’homme qui a qualifié la gendarmerie nationale de la « machine meurtrière ». Une déclaration face à laquelle la gendarmerie nationale se sent diffamée.
Parlant de la Gendarmerie nationale, le Général Ibrahima Baldé déclare : « Elle est aussi une structure en charge de l’application des lois. Donc, si aujourd’hui avec tout le passé glorieux que nous connaissons de cette institution notamment dans sa participation à la culture de la paix, à la stabilité de la démocratie dans notre pays, nous apprenons des allégations de ce genre, laissez moi vous dire que nous sommes très indignés ».
Par ailleurs, cette gendarmerie nationale participe au maintien d’ordre de notre pays auprès de la police d’urgence. Aujourd’hui, le Président de la République est entrain de fournir des efforts pour la structuration du secteur de la sécurité. Pour le général Baldé il dit avoir pensé qu’ils sont plutôt entrain de faire des avancées considérables pour que les populations guinéennes se sentent en sécurité contrairement aux allégations que certains sont entrain de répandre.
Très touché le Haut Commandement de la gendarmerie nationale affirme : « Mon indignation est que je me demande si ce sont les citoyens guinéens qui parlent de cette manière d’une structure à vocation nationale. Mais, nous nous pensons que ces allégations ne sont pas fondées et à partir du moment où, elles ne sont pas fondées nous sommes dans un pays de droit où, la liberté d’expression existe. Pour nous, l’heure n’est pas aux jeux, aux petites paroles, nous avons décidé face à ces allégations diffamatoires de porter plainte auprès de la justice guinéenne qui, à notre avis doit décortiquer tout ce qui a été dit, confronter à la réalité. Et le droit sera dit ».
« Il est hors de question qu’on croise les bras par rapport à cette situation. Ceux là qui sont entrain d’alimenter cette chronique nous allons nous confronter face à la loi et à l’issue le peuple de Guinée saura qui de ces auteurs d’allégations et nous est sur le chemin de la vérité », a-t-il martelé.
Pour le général Baldé « Il est hors de question qu’on accepte que les gens portent des qualificatifs dont ils ne mesurent pas la portée. Nous irons en justice contre ces gens. Il faut que cela s’arrête aussi bien pour eux que pour d’autres personnes ».
Toujours allant dans le sens du rôle qui est assigné à la gendarmerie nationale face à ces accusations qu’il qualifie de diffamatoire le général Ibrahima Baldé dira aussi : « Si nous sommes établis pour sécuriser les personnes et leurs biens en quoi nous pouvons devenir une machine meurtrière des citoyens ? Voilà la question fondamentale que l’on peut se poser. Or, les gens ont expliqué ou plutôt ont fondé leurs allégations sur deux à trois cas d’homicides volontaires ou involontaires. C’est aux juges de les définir. Ce qui s’est passé à Kankan, Fria comme ils l’ont prétendu, il y a eu des cas de mort d’hommes, ces cas de mort d’hommes je le dis avec peine aucun citoyen guinéen n’a le droit de mourir bêtement. Mais, lorsqu’il y a mort d’homme il faut situer la responsabilité, situer la responsabilité il faut mener les enquêtes. Ce sont ces enquêtes qui débouchent à un jugement, mais ces gens n’ont fait aucune enquête pour situer les responsabilités et ils ne sont jamais venus vers nous ».
Pour lui le devoir de cette ONG la coordination des organisations de défense des droits de l’homme était de venir vers eux, leur poser des questions relatives aux informations qu’ils ont reçues. Ce qui n’a pas été le cas. Les populations de Fria, Kankan savent comment les meurtres ont eu lieu là-bas.
Alors le général Baldé estime qu’il n’a pas le temps d’écouter les gens qui cherchent à les nuire.
A propos, il se demande pourquoi cette ONG la coordination des organisations de défense des droits de l’Homme n’est pas allée voir les juges de ces différentes préfectures.
Pour lui les gens sont entrain de procéder à une sorte d’intoxication contre la gendarmerie dans l’opinion publique. Mais, ce que ces gens ne savent pas les populations auxquelles ils s’adressent ont confiance à la gendarmerie nationale.
« De nos jours, aucun cours ne se passe à Sonfonia si la cellule éthique et déontologie ne donne pas la formation aux gendarmes sur les droits humains et le droit international humanitaire ».
Pour le patron de la gendarmerie guinéenne « la solution à ce problème est qu’ils vont se transporter devant les juges pour les départager. C’est la formule la plus simple ».
« Nous ne sommes pas des personnes qui sont formées pour tuer des citoyens guinéens. Nous sommes des gens qui sont formés pour sécuriser les citoyens guinéens. Il faut que cela soit clair », a conclut le général Baldé.
Balla Yombouno, guinee24.com, Conakry
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