Affaire assassinat d’elhadj Mohamed Diallo : Qu’est-ce qui fait courir les avocats de l’UFDG ?

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Conférences de presse, déclarations intempestives, communication politique sur fond de désinformations et d’intoxications de l’opinion… Depuis l’assassinant le 05 février dernier au siège de l’UFDG du journaliste Elhadj Mohamed Diallo, les avocats du parti se battent comme de beaux diables pour sortir leurs clients empêtrés dans la merde. Oubliant, banalisant voire méprisant qu’il y a eu mort d’homme. Du journaliste. De notre confrère.

Ainsi, par cupidité, au nom de l’argent, de leurs honoraires, sans aucune moralité, encore moins la moindre conscience, ce n’est pas la manière, ni comment notre confrère a été tué à bout portant, mais comment remplir les poches pour sauver les présumés coupables et autres commanditaires de cet énième assassinat perpétré lors des meetings, marches ou réunions organisés par Cellou Dalein Diallo et ses partisans.

Dans ce contexte, pour la presse en deuil comme pour tout groupement socio-professionnel, la corporation signifie et exige la solidarité, la fraternité. Nous avons un devoir de mémoire, celui de nous battre au côté des autorités pour le triomphe de la vérité, de la justice dans cette affaire qui a ébranlé et révolté l’opinion publique. Oui, « l’exception confirme la règle », dit-on. Au lieu de passer le temps à couvrir les informations des avocats, du moins leurs désinformations qui consistent à dévoyer, à discréditer la procédure d’enquête déjà d’ailleurs bouclée par le biais de la communication politique, les avocats de l’UFDG feraient mieux d’aller planter leurs choux ailleurs en soulevant ou dénonçant... une enquête orientée, une affaire politique dont ils parlent devant les juridictions compétentes. Et non sur les plateaux de télévision, ni dans les studios de radios ou dans les colonnes des journaux qui relèvent encore une fois de la communication politique pour brouiller les pistes, discréditer l’affaire. Non, non et non. « La liberté c’est aussi la défense des intérêts de la corporation », dit-on. Ceci dit, notre droit est de connaitre la vérité dans cette affaire d’assassinat de notre confrère. L’assassin et les commanditaires de feu Elhadj Mohamed Diallo doivent être arrêtés.

« Personne n’est au dessus de la loi », dit-on car, il s’agit de mort d’homme, d’assassinat d’un confrère arraché à notre affection et à celle de sa famille. Aidés volontairement ou involontairement par la presse, les avocats de l’UFDG s’ils détiennent des informations capitales, stratégiques et utiles dans les phases d’enquête ou d’instruction feraient mieux de les garder pour les salles d’audience du TPI de Dixinn, une manière machiavélique, cynique… de jeter par le mensonge, des déclarations politiciennes et fantaisistes le doute dans l’opinion. La magistrature ce n’est pas de la politique, encore moins de la communication politique.

En tout état de cause, rien ni personne n’empêchera la manifestation de la vérité dans cette affaire d’assassinat sordide qui a éclaboussé la presse nationale, africaine et internationale, l’opinion publique… même quand on a en face des avocats à la réputation sulfureuse comme Elhadj Diouf connu et décrié au Sénégal, Alseny Aïssata Diallo, un piètre avocat dont on a découvert la médiocrité, les limites intellectuelles et professionnelles lors du procès de l’attaque de la résidence du Chef de l’Etat ou encore Me Salifou Béavogui qui croit tout savoir alors qu’il ignore tout des procédures judiciaires.

Mohamed Camara, guinee24.com, Conakry

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