Affaire QNET : En plus de Souleymane Doumbouya, le Dr Bouna Yattasaye, Kabinet Souaré, … pointés du doigt par les victimes et l’équipe des enquêteurs des Services Spéciaux de lutte contre la drogue et le crime organisé

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C’est un nouveau rebondissement dans le dossier QNET, car ce samedi 24 mars 2018 , les noms des personnalités comme le Dr Bouna Yattasaye, le Directeur général de l’Agence nationale de la sécurité sanitaire (ANSS), Kabinet Souaré, ex directeur des pharmacies et laboratoires ont été cités par les victimes de cette société mais aussi par le service des enquêteurs du Secrétariat général à la présidence chargé des services spéciaux, de la lutte contre la drogue et le crime organisé.


 

 

Parmi les 108 000 victimes de  QNET figure aussi, Mariame Sanoussy Camara, étudiante diplômée sans emploi.

Selon elle, c’est sous la pression de sa meilleure copine qu’elle a  adhéré au système. Aussi, elle a été encouragée, après avoir constaté la présence de certains ministres, officiers, des directeurs,  dans cette société.

« J’ai perdu 7 millions de GNF  en achetant  ce produit BIO10 dont le  montant est non remboursable. Ce n’est pas un achat mais une contrainte  d’acheter leurs produits. C’est ma maman qui a fait un prêt à la banque pour me donner ce montant. Je demande au président de la République de nous aider, nous les pauvres afin que cette société d’arnaqueurs  rembourse notre argent et quitte définitivement le pays ».

D’autres victimes ont pointé du doigt le Dr Bouna Yattasaye d’être l’un des membres de QNET en Guinée.

Par ailleurs, le  commissaire  Foromo Soropogui,  Secrétaire  général à la présidence  chargé des services spéciaux de la lutte contre la drogue le crime organisé et porte-parole de l’équipe d’enquêteurs sur les activités de QNET  a  regretté la libération de  certains suspects et arnaqueurs interpelés par leur  service mis à la disposition du tribunal. Des suspects parmi lesquels se trouve Souleymane Doumbouya, Directeur national de la Communication.

« Cette société mafieuse, cette organisation criminelle a pu  faire adhérer à leur clan 108 000 membres et chaque membre a payé 500 à 700 dollars USD. Tenant compte du nombre d’adhérant  aujourd’hui, cette société a arnaqué un montant colossal égale à 154 millions de dollars. Et à l’adhésion ils font croire à l’intéressé, ils lui font rêver qu’à terme, il va bénéficier 200 à 300 dollars chaque semaine. Ils ont toutes les techniques pour tromper  l’intéressé qui est sommé de payer de l’argent avant de lui  faire voir  la face réelle de la situation. Et, une fois cet argent payé, la victime ne plus faire machine arrière ou, faire le retrait de son dépôt… »

Poursuivant, le Commissaire Soropogui ajoute que, « cette organisation mafieuse a réussi à adhérer en son sein, certains hauts cadres de l’Etat. Comme des ministres, directeurs généraux, officiers supérieurs. Ça veut dire que  la  mafia génère un intérêt aussi colossal à tel point qu’un haut cadre de la police a récemment démissionné de son poste parce que, l’intérêt qu’il gagnait dedans ne lui permettait même plus de  s’approcher de son bureau ».

Pour corroborer la supercherie de ces arnaqueurs, le porte-parole de l’équipe d’enquêteurs sur les activités de QNET précise : « Récemment d’ailleurs,  ce sont 40 officiers qui ont été invités par cette société dans un hôtel de la place, pour leur expliquer que Qnet n’est pas une société ou une activité illicite. Ces derniers ont fini par croire en cela ; chose qui est dangereuse pour la nation ».

Avant d’interpeller la population guinéenne : «  nous demandons à toute personne qui a été victime de cette arnaque de venir nous expliquer comment il a été traité par ces arnaqueurs. Car ils font comprendre aux populations que la société est certifiée et que cette activité est licite ».

Enfin, le Commissaire Soropogui a dévoilé le caractère faux de cette société : « Nous avons des documents qui en font foi, je vous dis que c’est faux. Car, l’autorité qui a délivré  ce document de reconnaissance officielle  a été interpelé et il l’a reconnu sa fausseté dans le dossier. Il s’agit Kabinet Souaré, l’ex directeur des pharmacies et laboratoires de Guinée ».

Balla Y

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