Boffa : 20 personnes condamnées à cinq ans de prison et au paiement d’une mande de 800 000 à 2 millions

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Au terme de deux semaines de débats, quarante personnes ont été condamnées par la justice à Koba dans la préfecture de Boffa, à des peines allant d’un à cinq ans de prison ferme et au payement d’amendes allant de 800 000 à deux (2) millions de francs guinéens. L’information a été donnée, jeudi 26 février.

Ils étaient au total 46 prévenus arrêtés par les forces de l’ordre suite à une manifestation de colère dans la commune rurale de développement de Koba et détenus à la prison civile de Boffa. Ils protestaient contre la mort de leur médecin tué selon eux dans un centre de traitement Ebola, par la Croix Rouge avec la complicité de leur sous préfet et de leur maire.

Suite à ce réquisitoire, le tribunal a condamné, conformément à l’article 463 du code de procédure pénale, 14 personnes à deux ans de prison ferme plus deux millions d’amende pour détention d’arme blanche et d’arme à feu, destruction d’édifice; 11 à un an d’emprisonnement assortis de sursis plus un million de francs d’amende  pour destruction d’édifice et les 20 autres en fuite, à cinq ans par défaut, deux millions d’amende chacun plus un mandat d’arrêt contre eux.

Au cours de ces audiences, le procureur de la République, Monsieur Lansana Kadialiou Touré a requis trois ans de prison plus deux millions d’amende au premier groupe. Pour le deuxième, un an de prison avec sursis et 800 000 francs comme amende.  Pour le troisième groupe composé de personnes citées à la barre mais en fuite, il a demandé un mandat d’arrêt contre eux.

Quant aux éléments du quatrième groupe, il a requis qu’il plaise au tribunal, d’ordonner leur relaxe pour délit non constitué.  Il a été requis en outre par le procureur de la république, l’indemnisation de toutes les victimes. Faut-il rappeler,  les domiciles du sous préfet et du maire ont été mis à sac et un véhicule particulier brûlé.

Le dernier groupe composé de 20 personnes a été purement et simplement mis en liberté pour délit non constitué. Ces derniers ont aussitôt été mis à la disposition de leur famille après un mois de détention.

Karim Bah, correspondant de guinee24.com

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