CENI: L'opposition recommence son petit jeu
Invitée à prendre part à une rencontre initiée par la CENI, l’opposition, après avoir répondu présente a quitté la salle sous prétexte que l’institution chargée d’organiser les élections en Guinée « la CENI fait fuite en avant » en ce qui concerne l’organisation des consultations communales et communautaires dans le pays.
Avant de quitter la salle, le porte parole de cette opposition, Aboubacar Sylla a, au nom de tous ces collègues déclaré : « Nous avions estimé que la rencontre aujourd'hui est une rencontre d’échanges et de présentations des actions que la CENI a menée pendant ces derniers temps. Nous sommes désolés de constater qu’elle soit une rencontre où la commission électorale ne fait qu’un petit résumé de ces actes d’après le programme dont nous disposons. On s’attendait à une explication de façon détaillée des activités menées par la CENI .Nous membres de l’opposition républicaine ne reconnaissent ni la légitimé ni la légalité des actes dont la CENI pose dans ce processus électoral en Guinée. Nous déplorons que ça soit la première fois que la CENI rencontre les partis politiques ».
Présente à ladite rencontre, la mouvance pour sa part dit, « ne pas comprendre la démarche de l’opposition ». Car selon elle, « si l’opposition affirme que la CENI fait des choses à son insu, c’est ridicule ; parce qu’au sein de l’organe qui a travaillé sur ce document se trouve les représentants de l’opposition. Mais qui on va associer alors ? Peut-être, il faut aller appeler Cellou Dalein pour lui dire, vient on va vous expliquez les résultats de ce qu’ont est en train de faire. Donc c’est une volonté délibérée de provoquer un blocage électoral, sinon ça n’a pas de sens ».
Enfin dira Lansana Komora de la mouvance présidentielle, « constitutionnellement cette CENI est reconnue ; donc nous devons lui laisser faire son travail… Nous avions l’impression que, l’opposition guinéenne veut caporaliser la CENI, c’est ce que nous n’accepterons pas. Tout ce qui leur reste maintenant c’est de dire à El Hadj Cellou Dalein Diallo, ou à Sidya Touré d’être à la tête de la CENI. C’est ce qui n’est pas faisable ».
Balla Yombouno