Conakry : Un lundi normal comme les autres
La capitale Kaloum, centre administratif du pays depuis l’annonce de la marche non autorisée de l’opposition n’a pas connu de paralysie des activités ce lundi 04 Mai. En effet, ce matin du lundi 4 mai 2015, les embouteillages étaient visibles depuis le quartier Tombo jusqu’au marché Niger. Et d’autres citoyens se précipitaient pour rejoindre leur service, les établissements scolaires, universitaires, les marchés… pour s’occuper de leur quotidien.

C’est à un véritable lundi normal qu’on assiste à Conakry. Des embouteillages, l’occupation des citoyens à leurs activités quotidiennes prouvent à suffisance que la marche de l’opposition pour paralyser la capitale guinéenne a été un échec. A Conakry, la circulation est normale, l’administration publique et privée fonctionne normalement, magasins et boutiques sont ouverts et les citoyens à leur tour vaquent paisiblement à leurs quotidiens.
Pour preuve, à Kaloum notamment au carrefour Tombo en passant par le quartier Sans-fil, en allant vers le port autonome de Conakry le constat était le même non seulement au niveau des embouteillages mais aussi d’autres citoyens qui vaquaient tranquillement à leurs occupations.
Il a été aussi constaté que dès 7h30, les boutiques, magasins, stations services, marchands ambulants étaient préoccupés par leurs activités.
C’est le cas d’Amadou Diallo, marchand de café ambulant que nous avons rencontré : « Moi, ce n’est pas l’opposition qui me nourrit. S’ils disent qu’ils vont paralyser les activités cela ne sera pas vrai parce que nous nous n’allons jamais les écouter, parce que ce n’est pas cette opposition qui m’a donné ce commerce. Ce n’est pas elle qui me donne de quoi vivre. Depuis 7h moi je suis sur pieds et je fais le tour à la recherche des clients. La politique ne m’intéresse pas ».
Après les quartiers Sans fil, Tombo… nous voici au carrefour le Makity dans le quartier Teminètaye, ici avec une longue ligne de véhicules, les policiers placés à ce carrefour font passer des voitures de gauche à droite pour éviter les embouteillages mais en vain.
A quelques mètres de là se trouve le dispensaire « missionnaire de la charité ». Ici, les femmes venues pour l’examen médical de leurs enfants ne veulent pas entendre parler de la manifestation de l’opposition et ni de la paralysie des activités.
Fatoumata Sayon Bangoura ménagère a quitté Enta pour venir faire les examens médicaux de son enfant malade à Kaloum. « Nous les femmes qui sommes là c’est la santé de nos enfants qui nous préoccupent et la paix pour ce pays. Franchement, cette opposition ne veut pas le bonheur de ce pays. Je me demande qui d’entre eux peut faire quoi de bon pour la Guinée. Ils ont tous été premiers ministres, mais ils n’ont rien fait pour ce pays si c’est n’est que de le piller, le mettre en retard », a-t-elle déclaré.
Balla Yombouno, guinee24.com, Conakry