Démarrage à Conakry des activités de plaidoyer pour la protection des enfants et jeunes de Guinée
Les Enfants de la République de Guinée, à travers leur Parlement, se donnent désormais pour mission, «d’entreprendre des activités de plaidoyer sur toute l’étendue du territoire national, afin d’interpeller les autorités à tous les niveaux, les leaders politiques, les organisateurs de manifestations sociopolitiques et les familles, quant à leurs responsabilités pour assurer la protection des enfants dans le pays».
L’annonce a été faite mercredi, 13 juillet 2016, à la Blue zone de Kaloum, par la présidente du Parlement des Enfants de Guinée, Hadja Idrissa Bah. C’était à l’occasion de la cérémonie de démarrage dudit plaidoyer, placée sous la présidence de la ministre de l’Action Sociale, de la Promotion Féminine et de l’Enfance (ASPFE), Sanaba Kaba.
Elle s’est déroulée en présence du directeur de Cabinet du Gouvernorat de la Ville de Conakry, Dr Moundjour Cherif.
Organisée par l’ONG, Search For Common Ground (SFCG), en collaboration avec le Fonds des Nations Unies pour l’Enfance (UNICEF), cette cérémonie qui a mobilisé tant d’ONG évoluant dans le domaine de l’enfance en Guinée, a enregistré plusieurs interventions.
Le chargé de la Protection de l’enfance à l’Unicef, Mamadou Djan Dillo et le coordinateur du Programme de SFCG, Mamadou Barry ont, tour à tour, expliqué les objectifs généraux et spécifiques, et donné la position indéfectible de leurs structures par rapport aux situations actuelles des enfants guinéens.
«Il est temps d’aider les enfants à réaliser leurs rêves liés à leur protection, car ils ont droit à une aide et une à assistance sociale», ont-il-fait comprendre.
A l’occasion, la présidente du Parlement des Enfants de Guinée, Hadja Idrissa Bah s’est dite interpelée par le fait que les enfants en Guinée, particulièrement ceux de la Moyenne Guinée, soient fortement touchés par des cas de viol fréquents sans que les agresseurs ne soient punis par la loi. Elle a rappelé les Conventions internationales relatives aux Droits de l’enfant, ratifiée par la République de Guinée depuis 1990.
Elle a rappelé d’autres articles de la Déclaration universelle des Droits de l’Homme relatifs à l’enfance. Une Déclaration également ratifiée par la Guinée.
Les dames qui ont pris part à l’événement, comme la présidente de la Délégation Spéciale (DS) de la commune de Kaloum, Makhady Bangoura et l’inspectrice principale de l’Office de la Protection Genre, Enfance et Mœurs (OPROGEM), Marie Sylla, ont parlé de la bonne éducation des enfants et leur suivi par les parents.
Elles ont par contre condamné la non-application de la loi en Guinée et ont réclamé le bon fonctionnement du système judiciaire, afin que les individus passibles de violation de la loi, à travers la pratique de l’excision, du viol et l’implication des enfants dans les manifestations politiques, soient interpelés, traduits en Justice pour être jugés et condamnés.
La rencontre a permis au Parlement des Enfants de Guinée de rendre public le contenu de leur mémorandum et d’importantes recommandations qui sont, entre autres, «contribution à la promotion et à la protection des filles non excisées et de leurs familles, interdiction de l’implication des enfants dans les mouvements politiques».
La fin de la cérémonie a été marquée par les interventions du ministre de l’ASPFE, celle du représentant du gouverneur de la Ville de Conakry et la remise de fournitures scolaires aux écoles privées et publiques invitées pour la circonstance.
AGP
AG