Dernière minute : Madina, Matoto, Bambeto, Enco 5, Cosa, Enta… Les appels à la violence de Cellou Dalein Diallo mettent Conakry à feu et à sang
Comme si la tragique journée du jeudi 08 octobre ne suffisait pas pour comprendre l’ampleur des dégâts matériels et humains causés par son retour à Conakry, à 24h du scrutin présidentiel du 11 octobre, Cellou Dalein Diallo appelle ses partisans à la violence, et à se tenir prêts pour le combat. Des propos jugés irresponsables par l’opinion publique et qui ont conduit ce vendredi à la dégradation du climat de paix et de quiétude sociale dans la cité. A Madina, Bambeto, Hamdallaye comme à Matoto ou encore à Enta les affrontements violents et sanglants sont enregistrés en ce moment même.
Ce matin dans l’émission « Les GG » de la radio Espace Fm, le leader de l’UFDG s’adressant à ses partisans a déclaré sans ambages : "s’ils sont attaqués qu’ils se défendent. Qu’ils n’attaquent jamais. Il n’y a pas d’autres recours". "Etes-vous prêts à mourir ?" "Je n’accepterai pas les résultats proclamés par la CENI".
Que veut Cellou Dalein Diallo ? Est-il au dessus de la loi ? Que fait la Cour constitutionnelle face aux propos calamiteux, dangereux, irresponsables invitant à la guerre civile, à la déstabilisation du pays tenus par le candidat Dalein Diallo, propos qui violent le code pénal et le code de procédure pénale ?
En tout cas, si des mesures idoines, courageuses et rigoureuses prévues par la loi ne sont pas envisagées contre le leader de l’UFDG ou tout autre candidat à la présidentielle qui tiendrait de tels propos, sans nul doute le risque sécuritaire que des déclarations aussi incendiaires que guerrières font courir au pays sont énormes.
"Personne n’est au dessus de la loi", dit-on.
Karim Bah, correspondant de guinee24.com