Elections locales : La CENI rencontre la société civile guinéenne
La Commission électorale nationale indépendante (CENI) s’est concertée ce jeudi 28 août dans un complexe hôtelier de la place avec la société civile guinéenne. Une rencontre au cours de laquelle il a été question pour la CENI d’expliquer à cette dernière le niveau d’évolution du processus électoral, la mise en place du démarrage des mécanismes participatifs et d’évaluation de l’opérateur technique international et échanger ensemble des vrais enjeux de l’organisation administrative et technique des communales au niveau des démembrements en vue de s’en saisir de l’orientation des prochaines échéances.

Après les médias et les hommes politiques, c’est au tour de la société civile de se concerter avec la commission électorale nationale indépendante afin de partager avec ceux-ci sur les enjeux, activités initiées par l’institution pour la consolidation du processus de démocratisation dans le pays.
Prenant la parole, le Président de la CENI Bakary Fofana s’est réjouit avant tout de cette concertation et a souhaité que d’autres institutions s’en inspirent pour élargir l’espace de dialogue et de concertation en Guinée.
S’adressant à cette société civile, Bakary FOFANA indique : « Vous êtes très importants pour la stabilité sociopolitique d’un pays car, le mouvement social dans sa globalité est un acteur majeur de l’espace public qui est le lieu de débat sur l’intérêt général. Les élections constituent un sujet d’intérêt national, le mécanisme dans lequel les citoyens dans leur globalité s’engagent pendant une période donnée à remettre leur espoir à partir du pouvoir qui les a été accordé par la constitution, les délégués pendant une période donnée à leur nom. Pour cela chaque acteur joue son rôle et surtout des citoyens organisés ».
Pour Bakary Fofana : « Le facteur essentiel pour nous c’est cette concertation, c’est cet échange. Nous pensons que les principes démocratiques ont pour base l’échange, la concertation entre tous les différents acteurs ».
Dans son exposé, Pathé DIENG, Directeur du département de la planification et du fichier électoral s’est attelé sur leur retraite à Kindia le mois de mars dernier et dira que « la CENI a inscrit toute son action dans la mise en place d’un dispositif institutionnel permettant de prendre en compte les recommandations formulées par les différentes missions d’observations électorales nationales et internationales, les partis politiques, les commissaires eux-mêmes ».
A Kindia, douze (12) thématiques ont été traitées sans complaisance les unes cadraient avec les départements techniques et les autres sur des activités transversales.
Pathé Dieng assure que la commission électorale refuse d’être « pyromane de la République ». Et pour cela, il pense que la correction des différentes anomalies signalées à Kindia, permettront, à coup sûr, d’avoir un fichier électoral crédible, inclusif, et consensuel qui sera révisé chaque année car, dit-il, les révisions exceptionnelles ne sont pas de nature à crédibiliser le processus électoral.
Et pour renchérir il dira ainsi : « nous faisons ce qui est dans notre surface de réparation. Nous nous investirons pour que ce peuple atteigne la cime élevée de son rêve, nous ferons que ces résultats soient le reflet du peuple ».
Balla Yombouno, guinee24.com