Elections Présidentielles du 11 Octobre 2015 en Guinée : Pourquoi le coup KO du Pr Alpha Condé
Ce sont plus de 10.000 observateurs issus de 51 organismes nationaux et internationaux qui ont assurés la surveillance des élections. Au nombre de ces observateurs, on peut citer : La CEDEAO; la Mission d’Observation de l’Union Européenne; Mano River Union; l’OIF; l’Union Africaine; les Nations Unies; la Société Civile Guinéenne; …
Tous ces observateurs ont témoigné unanimement du climat de quiétude générale qui avait caractérisé la journée du vote et ce, sur toute l’étendue du territoire. Les mêmes témoignages sont venus de toutes nos ambassades à l’étranger où les Guinéens ont fait montre de grand civisme.
Certes, des difficultés organisationnelles avaient été signalées lors de ce scrutin; mais la plupart d’entre elles avaient été corrigées par la CENI qui avait proposé, tout le long de la journée, des solutions idoines pour faciliter le vote et permettre à tous les Guinéens d’exprimer leur volonté.
Mais, comme nous le savons tous désormais elle l’avait d’ailleurs signifié avant même le vote l’opposition guinéenne, fidèle à sa ligne de protestation violente, vient de rejeter sans même attendre la fin de la comptabilisation des votes du scrutin dont les résultats provisoires ne sont même pas encore connus.
Elle a usé pour cela de toutes sortes de justifications dont certaines, assez fantaisistes d’ailleurs comme la disparition de bureaux de votes au vu et au su de plus de 10.000 observateurs; ce n’est pas sérieux et ce n’est pas respectueux vis-à-vis de la communauté internationale dont elle avait, l’opposition, demandé voire exigé l’implication dans ce processus.
Par son manque de vision stratégique et son amateurisme, l’opposition guinéenne avait préparé son propre tombeau pendant toutes les phases de préparation et d’organisation de ces élections; notamment par des attitudes irréfléchies guidées par des réactions épidermiques souvent violentes qui avaient fini par décourager son électorat, déboussolé par des consignes contradictoires et démobilisatrices au nombre desquelles on peut citer sans être exhaustif :
1 - Pendant la période d’enroulement des électeurs qui avait duré plus de 3 mois l’opposition avait demandé à ses partisans de ne pas se faire recenser alors que le pouvoir exhortait les siens à se faire enrôler massivement. Ce n’est qu’à 2 semaines à peine de la fin des enrôlements que l’opposition se réveille pour demander à ses partisans de se faire enrôler finalement. Une période exceptionnelle d’une semaine environ leur avait d’ailleurs été concédée afin que leurs partisans se fassent enrôler. Très peu de partisans de l’opposition surpris par la volte-face tardive de l’opposition se sont ainsi fait recenser à l’intérieur comme à l’extérieur du pays.
2 - Lors de la période de distribution des cartes électorales, alors que la mouvance présidentielle exhortait, à l’occasion de tous ses meetings d’information et de mobilisation, ses partisans à aller retirer leurs cartes d’électeurs, l’opposition la plus bête d’Afrique avait encore demandé à ses partisans de ne pas aller chercher leurs cartes. Elle avait laissé croire à ses partisans que les élections allaient être reportées. Déjà très peu enrôlés, c’est à moins de 24h des élections que l’opposition demanda à nouveau à ses partisans de quitter les rues où, ils entretenaient une violence inouïe pour empêcher la tenue des élections pour aller récupérer leurs cartes d’électeurs. La CENI a été, dans un souci toujours guidé par la préservation de la paix obligée d’assurer la distribution des cartes à l’entrée même des bureaux de votes le jour du scrutin afin de permettre à tous ceux qui avaient été enrôlés de voter.
3 – L’opposition qui ne s’était absolument pas préparée pour ces élections, croyant pouvoir en empêcher l’organisation, n’avait proposé aucun projet de société au peuple; se contentant lors des débats télévisés organisés par la RTG __ Une aubaine et une petite bouffée d’oxygène pour l’opposition __ de rafistoler de façon invraisemblable des éléments issus du projet de société du Président sortant qui avait, SEUL, largement diffusé son projet.
Aucun candidat, jusqu’au jour du scrutin, n’avait ainsi diffusé le moindre projet de société; se contentant de reprendre des idées dont la plupart avaient déjà été réalisées par le Président ou étaient en cours de réalisation.
A tout cela s’ajoute le plébiscite que les populations avaient réservé aux actions du Président sortant; des actions couronnées par le succès du lancement de Kaléta qui avait fini par assommer d’un coup K.O les leaders de l’opposition qui disaient au peuple que Kaléta n’avait aucune chance de voir le jour; or, Kaléta fut et avec un an d’avance sur le planning initial des travaux s’il vous plait.
L’opposition le savait pertinemment, elle n’avait aucune chance de gagner ces élections ni même espérer un second tour. Ce n’est que sous la pression de la communauté internationale qu’elle avait elle-même mobilisé que l’opposition est finalement allée aux élections sans le moindre doute quant à l’issue du scrutin.
Aujourd’hui, elle veut confisquer et bafouer l’expression du peuple ; un peuple qui, par son vote exemplaire dans le calme, a rejeté la violence et s’est inscrit sur la voie d’une démocratie apaisée comme en a témoigné l’ensemble des observateurs déployés sur le terrain.
Sidya TOURE de l’UFR est allé même jusqu’à retirer ses représentants du reste du processus électoral en prétextant une fraude de grande envergure qui se serait déroulée sous la barbe de plus de 10.000 observateurs nationaux et internationaux dont seuls les 7 leaders de l’opposition auraient constaté; tous les autres observateurs étaient aveugles ou complices au moment des faits !
Soyons là aussi un peu plus sérieux; Sidya veut éviter la honte qui le guette car, il sait pertinemment que son score sera ridicule. Allons-y donc à l’étranger où, de l’avis collégial de tous les membres de bureaux de votes, les votes s’étaient déroulés dans la transparence :
- En France : l’UFR récolte 504 voix (12,25%) alors que l’UFDG en fait 1627 (39,56%) et le RPG 1884 voix (45,81%) ;
- A Bruxelles : l’UFR récolte 94 voix alors que l’UFDG en fait 2533, le RPG 746 et le PEDN 9 voix;
- En Allemagne : l’UFR récolte 25 à Cologne et 17 à Berlin alors que l’UFDG en fait 195 à Cologne et 157 à Berlin; le RPG 124 à Cologne et 119 à Berlin; le PEDN 4 et 2 respectivement en Cologne et à Berlin;
- New York : UFDG : 2348 (64%), RPG : 1204 (32%), UFR : 60 (1,6%), PEDN : 21
- Philadelphie : UFDG : 130; RPG : 54 ; UFR : 8
- Washington : UFDG : 115 ; RPG : 86 ; UFR : 6
- Indiana : UFDG : 135 ; RPG : 50 ; UFR : 2
Le score assez probable et presque honteux de Sidya ne peut encourager personne, à sa place, à vivre l’attente des résultats surtout qu’en Guinée, les électeurs de l’opposition ne s’étaient pas suffisamment mobilisés lors de l’enrôlement et ce, à la demande de leurs leaders.
Ce même constat est largement perceptible à l’étranger où dans certains pays comme l’Allemagne et les USA, les électeurs de l’opposition, arithmétiquement plus nombreux, ne s’étaient pas fait enrôler; amputant ainsi l’opposition de leurs voix. Une autre anecdote, Sidya TOURE prétend que son épouse n’avait pas pu s’acquitter de son devoir civique à Conakry. Quel pagailleur ! Comment peut-il espérer pouvoir faire voter son épouse à Conakry alors même que celle-ci avait été enrôlée à Abidjan ? Eh «Djakhanama» Sidya Cheïtan TOURE, «i fan kha Kanari lou, !»
On peut s’en étendre sur des pages et des pages : Ces élections par la faute politique, d’impréparation et de manque de vision des leaders de l’opposition ne peuvent absolument pas, à la régulière parfaite, être remportée par l’opposition et le manque d’enrôlement suffisant des partisans de l’opposition face à la machine de mobilisation sans précédent déployée par la mouvance présidentielle pendant plusieurs mois sur le terrain, à compter de la période des enrôlements rend le COUP K.O plus que probable voire inévitable.
C’est le seul résultat aujourd’hui possible et qui, au vu de la configuration décrite, serait parfaitement et légitimement conforme à l’expression issue des urnes; donc l’expression du peuple. L’opposition qui en est plus que convaincue peut décider d’accepter cette vérité ou de la rejeter; mais, celle-ci est celle bien conforme à l’expression du peuple, cette frange enrôlée du peuple.
Pour finir, nous ne voulons pas de guerre, encore une fois, en Guinée et le peuple a signifié son rejet de la violence, on ne peut plus clair.
Il revient aux politiques d’entériner cette volonté populaire, s’ils respectent le peuple bien entendu.
Vive l’expression du Peuple Souverain de Guinée,
Vive la Guinée Fraternelle et Paisible.
Que DIEU protège notre patrie !
Sadamoudou KEITA