Environnement : Les 57 forêts classées guinéennes en dégradation poussée

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Actuellement les phénomènes naturels et les agissements de l’homme sur le milieu ambiant deviennent plus en plus observables. De ce fait, si rien n’est fait dans les jours à venir, les conséquences néfastes sur l’écosystème seront incommensurables et difficiles à corriger.

Dans toutes les régions naturelles de la Guinée, de fortes pressions sont enregistrées contre les têtes de sources en eau, la faune et la flore, menaçant ainsi la vie même de ces espèces humaines, animales et végétales qui y vivent, ayant de facto, une incidence négative sur le milieu dans lequel nous vivons.

Les prédateurs de la nature, le plus souvent, ne sont jamais inquiétés ou sanctionnés à la mesure de la forfaiture. Ajouté à cela le changement climatique, qui ne cesse d’être la préoccupation de la communauté internationale et des médias internationaux, interpelant chacun de nous à préserver cet environnement pour mieux survivre.

En Guinée, les 57 forêts classées héritées de l’époque coloniale, souffrent aujourd’hui de dégradation poussée, due aux activités philanthropiques de l’homme à la recherche des moyens pouvant lui permettre de subvenir à ses besoins.

Les forêts, comme celle de Déré, dans la Préfecture de Lola, de Nyalama, Préfecture de Lélouma, de Kamelia, Préfecture de Forécariah, ainsi que les parcs du Haut Niger du Badiar et les réserves de la biosphère de Nimba, Boula à KanKan et Soya à Mamou, nécessitent actuellement une forte mobilisation des moyens techniques et financiers en vue de renforcement de leur protection face aux menaces de l’homme et des calamités naturelles.

Les mauvais comportements des uns et des autres face à cette situation, compromettent le rêve d’un lendemain meilleur aux êtres vivants et ralentit l’accroissement des ressources nécessaires à l’existence humaine et matérielle, comme la forêt, l’eau, l’air etc.

La coupe abusive du bois, l’agriculture itinérante, le pâturage avec l’élevage traditionnel, les cultures contre-saisons contribuent également à la destruction de la nature à côté des différentes créées par les exploitants miniers.

Les conservateurs de la nature, formés, équipés et déployés sur l’ensemble du territoire national ont du pain sur la planche pour réussir à transmettre le message de la protection dans des bonnes oreilles à cause de l’ambition des citoyens au gain facile.

Tel est le tableau sombre que présente l’environnement en Guinée qui nécessite le renforcement des dispositions pour sa sauvegarde.

Ibrahima Camara, correspondant de guinee24.com

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