Etats-Unis : Le peuple de Guinée se bat contre Ebola, Cellou Dalein prépare la guerre
Le Président de l’Union des forces démocratiques de Guinée (Ufdg) est aux Etats-Unis pour quémander et remobiliser sa troupe non pas pour les échéances électorales de 2015, mais pour préparer une guerre civile qu’il a planifiée depuis sa défaite cinglante aux dernières élections présidentielles de 2010.
Attendu avec Bah Oury, Mamadou Cellou Dalein Diallo foulera le sol d’Atlanta en solitaire le 15 août 2014 pour une visite de deux semaines aux Etats-Unis sans son vice-président chargé des relations extérieures et de la communication, en exil depuis l’échec de sa tentative d’assassinat contre le Prof. Alpha Condé. Cette attitude de Bah Oury ne vient-elle pas dévoiler l’autre face cachée de l’iceberg ?
En tout cas, le moins que l’on puisse dire, c’est que la fragile réconciliation entre les deux frères ennemis organisée par le Haal Pular à Dakar au mois de juin dernier, à l'issue d'un huis-clos d'environ six heures pour aplanir le volet social du différend qui les opposait depuis bientôt trois ans, est en train de s’écrouler comme un château en porcelaine.
D’ores et déjà, les prétextes pour justifier cette fausse note du fondateur de l’Ufdg commencent à empiler. Tantôt c’est le problème de visa, tantôt Bah Oury aurait raté son vol. Du n’importe quoi dira l’autre.
Cette petite parenthèse qui risquait de nous détourner du sujet, était d’autant plus importante qu’elle dévoilait le manque de sincérité des deux principaux leaders de ce parti communautaire et va-t’en guerre à l’image de ce discours agressif du lundi 18 août 2014, tenu en partie en langue Poular à Chicago par celui qui prétend créer l’harmonie entre les ethnies et assurer le développement aux Guinéens dont voici un extrait :
« On s’est compris avec la Basse Guinée. Ils disent qu’ils voteront pour nous et en cas de guerre, ils nous aideront. Sans eux, ce serait difficile. Il faut vous lever et combattre l’ennemi. Pour que notre pays soit un pays de vérité, de justice, un pays où un citoyen n’a jamais peur de la justice du moment où il n’a rien gâté ». Un discours qui disparaîtra sur le site officiel du parti dès le lendemain du meeting de la honte de Chicago.
Interrogé sur la question, le président de l’Ufdg affirmera à la Voix de l’Amérique qu’il n’était pas informé du retrait de son discours du site. D’ailleurs, il ira jusqu’à mettre en doute la compétence de ses communicants, qu’il accusera de confondre les termes combat, guerre et lutte. « Guerre ou combat ou lutte…utilisez le terme que vous voulez, mais en 2015 nous sommes déterminés à combattre la fraude électorale ». S’avisera-t-il.
Malheureusement à Atlanta c’était le même refrain. « Vous avez vu les militants en Guinée, ils sont déterminés à mener le combat. Vous qui êtes loin de nous, il faut nous aider à avoir de l’argent, car vous êtes utiles pour tous ceux qui sont au pays. Il faut qu’on se batte sinon en 2015 ce sera très dur. Il faut oser ».
Cellou Dalein Diallo invite ainsi ses militants à dépenser sans compter pour 2015: « Alpha a le trésor, la défense, l'administration, la police, la gendarmerie, les gouverneurs, les préfets, etc. »
Ce dimanche 24 août 2014, c’était au tour de New York, après Atlanta et Chicago, d’accueillir le malheureux perdant des présidentielles de 2010 dans la salle de conférence de l’Eglise d’Harlem sise 37e rue entre 7e et Lenox Ave.
A l’instar des autres meetings, celui de New York aussi sera consacré, avant le discours musclé de Cellou Dalein, à la quête de fonds pour l’achat des motos selon la version officielle. Aussi deux adhésions au parti seront-elles enregistrées, Aboubacar Sakho de Harlem et Lamine Condé de Washington qui arborait d’ailleurs un tee-shirt jaune du Rpg.
Sans surprise, le discours de New York est comme les précédents, notamment celui tenu le 2 mai dernier à Londres lors d’une interview accordée à l’agence de presse Blomberg où Cellou a déclaré : « J’avais accepté les élections truquées en 2010 au nom de la paix à laquelle aspirait le peuple de Guinée après plusieurs années de troubles sociaux. En 2015, mes militants et sympathisants n’accepteront pas cela, même si je le leur demandais. Ils me tueront et revendiqueront leur victoire. »
Comme à l’occasion du report du meeting de son parti pour cause d’Ébola, le 9 août dernier à Conakry, l’ancien premier ministre de Lansana Conté dira : « Je vais vous dire que le meeting a été suspendu pour des raisons d’Ébola. Mais on ne pourra pas éviter l’affrontement. Parce qu’il n’est pas question pour nous de se laisser faire. Nous allons exiger que les conditions d’une élection transparente en 2015 soient réunies »
Justement c’est après ces genres de sorties ethnocentriques et belliqueuses de 2011 et 2012, que nous avons publié sur les tabloïdes un article intitulé « Cellou Dalein préparerait-il une guerre civile en Guinée ? » Nous l’avons fait, pour attirer l’attention de l’opinion nationale et internationale sur la volonté manifeste du petit-fils de Karamoko Labé de provoquer la guerre civile en Guinée. Ce jour nombreux étaient ceux qui ont crié sur tous les toits au mensonge.
Qu’en disent-ils aujourd’hui après ces déclarations intempestives d’Atlanta, de Chicago, de New York, de Londres ou de Conakry ?
Des déclarations qui constituent les dernières cartouches du chargeur d’un leader désœuvré, médusé et sans imagination, en quête de porte de sortie honorable en 2015.
Après avoir usé toutes les voies pour déstabiliser celui qui a été démocratiquement élu le 7 novembre 2010, Cellou Dalein prône désormais l’affrontement avec le pouvoir en place, comme le fondateur de l’Ufdg Bah Oury, le chef de l’aile dure du parti.
Dalein ayant perdu tout espoir de conquérir le pouvoir par les urnes, veut dorénavant, engager ses partisans dans une guerre civile que ni lui, ni ses acolytes qui l’accompagnent dans cette aventure suicidaire ne pourront contrôler ; encore moins les enfants des autres qu’ils utilisent souvent comme bouclier humain pour arriver à leur fin.
Encore en 2012 où devant ses partisans à New York, le 9 septembre précisément, ce politicien narcissique qualifiera Alpha Condé de tous les noms d’oiseaux: il le traitera d’ethno, de tribaliste et de tricheur. « …Alpha Condé a instauré l’exclusion, l’ethnocentrisme et le tribalisme comme moyens de gouverner le pays… Nous devons ensemble combattre l’ennemi ». A-t-il martelé. C’est l’hôpital qui se moquait de la charité.
Voici les mots de ce même leader lors de sa rencontre avec ses militants à Atlanta, le mercredi 8 juin 2011 : « … On nous a trichés partout en Guinée, surtout en Haute Guinée et même en Forêt. Avec les 44% au premier tour, rien ne pouvait nous empêcher de gagner plus de 50% au deuxième tour. Nous ne sommes pas aimés en Guinée. Le slogan des autres ethnies c’est tout sauf peulh ; ils sont jaloux parce que nous avons le pouvoir économique. Les mêmes gens qui m’ont fait la guerre quand j’étais à la primature sont les mêmes regroupés dans l’Arc-en-ciel : Alpha Condé, Jean Marie Doré, Facinet Touré Papa Koly, etc sont tous contre le Fouta ». N’est-ce pas une incitation à la haine raciale ?
Personne n’est contre les peulhs. C’est le candidat présenté par L’Ufdg lors des dernières présidentielles qui a fait problème. Mamadou Cellou Dalein Diallo traine des casseroles. Il est l’un des plus grands prédateurs de l’économie guinéenne. Comment voulez-vous que celui qui a été élu meilleur investisseur étranger au Sénégal soit à la tête de la Guinée ? Si le petit-fils de Karamoko Labé était l’un des plus grands érudits de la Guinée, on comprendrait. Mais l’un des plus riches après une décennie passée à la tête des départements ministériels, fait grincer des dents.
Que le Fouta présente alors un autre candidat, intègre, patriote et humble pour savoir si c’est un problème de personne ou d’ethnie.
Aussi, un leader de communauté, qui incite à la violence ethnique et qui souhaite une guerre civile dans son pays, ne pourra jamais gouverner la Guinée. Fut-il le détenteur des célèbres 44% obtenus grâce à la complicité de la Ceni de Ben Sékou Sylla.
Le peuple de Guinée doit rester vigilant pour barrer la route de Sékoutouréya à Cellou Dalein Diallo pour quatre raisons :
Il y a le caractère ethnocentrique de son leadership, son amour pour les deniers publics, son projet de faire de la Guinée le pays de Haal Pular et sa folle envie de voir la Guinéens s’entre-tuer dans une Guinée en feu.
Pour cette dernière raison, on peut dire sans risque de se tromper que les chances d’une guerre civile en Guinée sont très minimes voire même nulles. Car le peuple de Guinée est mature. En pleine période de crise en Afrique de l’Ouest la Guinée n’a jamais basculé dans la violence.
Mieux, la Forêt et la Basse Côte avec laquelle Cellou dit avoir trouvé un terrain d’entente de faire front commun en cas de guerre sont heureusement les régions les plus tolérantes et hospitalières de la Guinée. Aucune chance donc pour les stratégistes de l’Ufdg de voir leur dessein réussir.
Si aujourd’hui le leader de l’Ufdg veut vaille que vaille opposer les malinkés aux peuls, puisque c’est de cette guerre qu’il s’agit, au moment où la Guinée et la communauté internationale se battent pour éradiquer l’épidémie d’Ebola qui sévit en Afrique de l’Ouest, c’est parce qu’il veut préparer ses militants et le Fouta a sa future et inévitable défaite lors des présidentielles de 2015.
C’est pourquoi à cette volonté farouche de Cellou Dalein Diallo et ses aigrefins de provoquer la guerre civile en Guinée, le gouvernement doit opposer la fermeté. Cesser de caresser ces pseudos leaders dans le sens du poil. Appliquer la loi dans toute sa rigueur. Sanctionner les contrevenants de façon exemplaire. Que toute incitation à la haine ethnique et tout propos qui risquerait de provoquer la guerre en Guinée, ne restent plus impunis. Que les coupables subissent la rigueur de la loi partout où ils sont. Désormais que les organisateurs des marches endossent la responsabilité des débordements, des actes de vandalismes… des coups et blessures provoqués par leurs militants.
Bangaly Condé "Malbanga"