Affaire massacre du 28 septembre : La Procureure de la CPI, Fatou Bensouda chez le Président Alpha Condé
En visite en Guinée depuis le 2 juillet dernier, la Procureure de la Cour Pénale Internationale (CPI), Fatou Bensouda a été reçue en audience ce samedi, 4 juillet 2015 au Palais Sékhoutouréya. Les entretiens entre le chef de l’Etat et la Procureure de la CPI ont porté sur la situation des événements du stade du 28 septembre 2008 ayant entrainé la de plus d’une centaine de manifestants. Aucours de cette audience, Fatou Bensouda a apprécié les progrès significatifs que la Guinée a enregistrés dans ce dossier.
A l’issue des échanges, la Procureur de la CPI est revenue sur l’objet de sa visite chez le Président Alpha Condé : « Je suis venue d’abord à l’invitation de M.le ministre de la Justice depuis le mois d’octobre. Mais comme je l’ai déjà expliqué, mon calendrier n’a pas permis d’être là et maintenant que j’ai pu venir pour voir M.le ministre de son équipe, mais aussi, M. le Président de la République. La réunion était très fructueuse et on a parlé de l’examen préliminaire des événements du 28 septembre. Et je lui ai dit que c’est pour faire une analyse de ce qui se déroule avec les juges et le parquet. J’ai vu que des progrès significatifs ont été faits par M. le Président. Pour le moment, c’est le procès national que nous encourageons sur ce dossier. Un procès qui se déroule depuis 6 ans. Nous apprécions les progrès déjà enregistrés et il reste d’autres étapes à franchir et on attend pour ça».
Le ministre d’Etat de la Justice et Garde des Sceaux, Me Cheick Sako qui a introduit la Procureure de la CPI auprès du chef de l’Etat, a dit : « Je voudrais d’abord rappeler que la Guinée est signataire du Traité de Rome. C’est important de rappeler ça. Ensuite Mme le Procureur vous l’a confirmé tout à l’heure, le gouvernement guinéen par ma personne, a invité Mme le Procureur depuis le mois d’octobre pour constater l’évolution qui a été faite dans ce dossier du 28 septembre 2008. Car vous savez, depuis un peu plus de 4 ans, vous avez trois magistrats qui travaillent sur ce dossier en conscience et en professionnelle, en équité à la fois contre les personnes accusées dans ce dossier, mais aussi entendre toutes les victimes dans ce dossier. On va essayer de clore cette instruction les semaines à venir ou les mois à venir afin de passer à la seconde étape qui est le jugement. Car la Guinée va assumer ses obligations dans ce dossier ».
Ibrahima Camara, correspondant de guinee24.com