France : Bah Oury préside l’élection d’une nouvelle fédération de l’UFDG
Ni les intimidations de Cellou Dalein Diallo, ni la prise de partie du bureau exécutif national, ni le communiqué de l’UFDG… n’ont rien pu contre la volonté de Bah Oury et des militants du parti en France pour élire le nouveau bureau fédéral dans l’hexagone. C’était ce samedi 12 avril à Paris. En effet, ils sont venus de Toulouse, Amiens, Tours, Bordeaux, Strasbourg, Grenoble…pour participer au congrès électif des instances de l’Union des Forces Démocratiques. Bah Oury, vice-président de l’UFDG, fondateur du parti était là pour présider le congrès.
Avant de démarrer les élections, le principe selon lequel « seuls les délégués des sections étaient électeurs conformément aux dispositions des statuts de leur parti » a été rappelé par les congressistes.
Ceci dit, seuls les mandataires des différentes sections avaient droit au vote.
Au terme du vote, Mohamed Lamine Keïta, seul candidat au poste de secrétaire fédéral a été élu par les congressistes.
Thierno Souleymane Tata Diallo de la section de Bordeaux a été élu Secrétaire administratif de la fédération UFDG de France, pendant qu’Ibrahima Sow de la section de Grenoble a brigué le secrétariat à l’organisation et à l’implantation.
Alpha Sow a pris les commandes de l’éducation, de la communication et de l’Information.
A la Jeunesse et aux Sports c’est Abdoul Daff qui a gagné la confiance des congressistes.
Quant à Ibrahima Bah, il a obtenu le vote des congressistes pour gérer la trésorerie du parti.
Souleymane Bah et Mme Aminata Diallo ont été respectivement élus comme Secrétaire à la Sécurité et Secrétaire aux affaires sociales et religieuses.
S’adressant à Cellou Dalein Diallo et à ses sbires, le maître des cérémonies, Bah Oury dira : "Le plus dur pour vous commence maintenant. Dès demain, on se renseignera sur la famille de chacun de vous. Après ils iront faire pression sur vos parents afin de vous contraindre à renoncer. Mais sachez que vous ne défendez pas Bah Oury, vous défendez la démocratie et la liberté. Alors ne renoncez à rien au prix de rien".
"On viendra vous dire de ne pas participer à la division mais répondez que vous œuvrez pour l’union nationale et l’intérêt du pays. Ensemble on ira loin et je serai avec vous. Je reste disponible pour toute sollicitation", a-t-il conclu.
Pour ceux qui en doutaient encore, au terme de ce congrès qui marque clairement pour ne pas dire définitivement le divorce, la rupture entre Cellou Dalein Diallo et Bah Oury, à l’UFDG, on peut l’affirmer sans le moindre risque de se tromper que ce n’est pas l’union sacrée qu’on magnifie, médiatise... tant. Ce n’est pas le jeu d’équipe. Ce n’est non plus la tranquillité, encore moins la sérénité. Loin s’en faut ! C’est la guerre. La guerre fratricide et politique.
Fondateur de l’UFDG, n° 2 du parti, qui arrêtera Bah Oury ? Jusqu’où est-il prêt à agir pour affirmer, contre vents et marrées sa légitimité politique et historique sur Cellou Dalein Diallo et sur l’Union des Forces Démocratiques de Guinée, son bébé ? Après la mise en place de la fédération de France, quelle est la prochaine stratégie, la prochaine étape, la prochaine tactique de Bah Oury ?
Nous y reviendrons…
Karim Bah, correspondant de guinee24.com