Grève de l’inter-centrale syndicale : Les syndicalistes interpellés ont été libérés

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Quelques heures seulement après leur interpellation par la police, les 10 syndicalistes de la commune de Matam et les 7 autres de la commune de Ratoma viennent d’être libérés par la police.

Dans leurs explications, certains ont été arrêté à leur gare routière respective et d’autres pendant qu’ils empêchaient les jeunes à ne pas barricadé la route.

Parmi les interpellés on peut citer entre autres Alimou Diallo communément appelé Kass, membre de la fédération nationale des transports et de la mécanique, Mohamed Camara syndicaliste à Madina et Fodé M’Bemba Camara aussi de la commune de Matam.

Alimou Diallo  communément appelé Kass  membre de la fédération nationale  des transports et de la mécanique l’un des interpellés dit avant tout que la grève est reconnue légalement par la loi. « Nous savons tous que la grève quand elle est légalement faite je pense  que la loi la recommande. Nous, notre grève,  conformément à notre hiérarchie on nous  a dit de grever dans la discipline de ne pas  casser, de ne pas s’attaquer aux biens des gens .Donc, pour cela nous avons sorti nos hommes pour éviter  que les loubars s’insèrent  dans nos rangs », a-t-il déclaré.

Notre interlocuteur poursuit en nous expliquant les circonstances dans lesquelles il a été arrêté. « Moi j’étais à la gare routière de Matam lorsque j’ai appris qu’il y a certains de nos éléments  qui ont été embarqués à bord d’un véhicule de la police. Alors, curieux de savoir de quoi il s’agissait, je suis venu, je les ai trouvé, j’ai dit bonjour. Alors j’ai essayé  de demander de quoi il s’agissait,  il y a un  agent qui a ordonné à ce que je sois aussi embarqué au  même moment que mes éléments. Je n’ai pas riposté, je me suis embarqué. On nous a conduits au commissariat central de Bonfi. On était là-bas tout ce temps, c’est après ça qu’on nous a auditionné. Peu de temps après, nous avons reçu les dirigeants du commissariat qui sont venus nous dire vous êtes libres. Nous étions au nombre de 11 à être arrêtés à Bonfi ».

A en croire plusieurs sources concordantes dignes de foi, ces interpellations font suite à la chasse organisée par certains responsables du syndicat de la mécanique aux taxis et magbanas qui assurent les transports des populations. « Ce comportement s’oppose au principe de grève, c'est-à-dire s’opposer par la force aux travailleurs de se rendre au travail ou dans le cas d’espèce empêcher les autres chauffeurs à assurer le transport. Ce qui viole le droit constitutionnel des citoyens libres à exercer librement leur activité », a déclaré sous couvert de l’anonymat un membre du syndicat de la mécanique.

A signaler que la délégation de la centrale syndicale se trouve actuellement en entretien avec l'assemblée nationale où, elle quittera pour venir faire le compte rendu à la Bourse de travail.

Mohamed Camara, correspondant de guinee24.com

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