Grève des enseignants : le SLECG insiste et persiste sur les 40%
Le Secrétaire général du syndicat libre des enseignants et chercheurs de Guinée (SLECG), le camarade Aboubacar Soumah a, au cours d’une conférence de presse qu’il a animé ce mardi 13 mars 2018, à leur siège à Donka dans la commune Dixinn a de nouveau insisté sur les 40% qui selon lui « ne sont pas à négocier ».
C’est une réponse qu’il apporte ainsi au ministre de l’Emploi, Albert Damantang Camara, qui, accompagné de plusieurs ministres ont animé une récente émission interactive sur les ondes de la télévision nationale synchronisée au réseau des radios privées et communautaires de la Guinée, à propos de cette grêve.
Et de poursuivre : « Je voudrais apporter un éclairage sur les propos tenus par le ministre Albert Damantang Camara à propos des 40%. Il déclare que 40% ne sont pas un acquis. J’ai toujours dit que ce monsieur (ministre Albert Damantang) ne mérite pas d’être ministre du Travail. Parce que, quand on est un ministre du travail, on doit d’abord maitriser les textes qui régissent les relations sociales entre patrons et employés. Mais quand un ministre confond le code de travail et la loi L028 qui régit les fonctionnaires et le code du travail qui régit le secteur privé. Alors, je ne sais pas pourquoi écoutez une telle personnalité ? »
C’est comme pour dire que, le SLECG reste inflexible sur le payement intégral des 40% et maintenant.
« Nous voulons que, les 40% soient payés ; mais il n’est pas question de négocier cela. On a été très clair, les 40% ne sont pas négociables et c’est ça notre position. Il faut qu’ils soient intégralement payés avec effet rétroactif. Et les négociations ne sont même pas à ce niveau. Pour nous, les négociations concernent les 8 millions de francs guinéens. Ce n’est pas les 40% qui améliorent les conditions de vie. Or, nous nous sommes lancés dans la dynamique d’amélioration de la vie des enseignants. C’est pourquoi, nous avons réclamé la fixation d’un salaire minimum à 8 millions francs pour tous les enseignants. Et nous insistons que les négociations commencent sur ces 8 millions faute de quoi, nous nous ne sommes pas prêts à suspendre la grève. Lorsque les 40% sont payés avec effet rétroactif et que les négociations commencent immédiatement sur les 8 millions et que nous soyons rassurés les négociations ont commencé, c’est en ce moment que nous allons suspendre la grève. Si cela n’est pas fait, nous ne sommes pas prêts à la suspendre ».
Balla Yombouno