Grève des enseignants : « Quelque soit le retard qu’on accuse, il sera rattrapé… », rassure Albert Damantang Camara
La grève lancée par l’inter syndicale de l’Education se poursuit avec l’absence de bon nombre d’enseignants dans les salles de classe. Ce mardi 14 février 2017, le ministre du Travail, Albert Damantang Camara, porte parole du gouvernement s’est exprimé à propos.
« Cette grève est incompréhensive ; nous n’avons pas compris cette volonté absolue d’aller dans la transposition qui n’a pas entrainé une baisse de salaire. Il n’y a pas eu de fonctionnaire qui ait vu son salaire baissé en Guinée. Et Il y a une situation administrative qu’il fallait régler et on a tout le temps pour la régler… C’est la première fois que la Guinée a une grille salariale aussi innovante, … », a-t-il évoqué.
Et d’ajouter : « Ces enseignants en grève réclament une augmentation de 40% sur leur salaire ; une demande inacceptable. A moins de 5 ans, nous avons procédé à plus de 150% d’augmentation de salaire des fonctionnaires. Nous sommes tous d’accord qu’on ne peut pas se permettre une augmentation de salaire parce que cela est insupportable par le budget », a martelé Albert Damantang Camara.
S’agissant des négociations, il soutien qu’elles ont connu des avancées : « Nous avons beaucoup avancé ces dernières heures. Mais, nous avons longtemps bloqué sur cette question de l’établissement de la valeur monétaire du point d’indice. Je crois pour la dernière information, nous sommes d’accord sur le fait de faire revenir l’expert qui a travaillé sur l’élaboration de la grille salariale ».
Enfin dira le porte parole, « quelque soit le retard qu’on accuse, il sera rattrapé. Il faut que les élèves et les parents d’élèves fassent confiance au gouvernement et au syndicat qui, jusqu’à preuve du contraire, sont des personnes responsables. Ce sont des parents d’élèves et ils n’ont aucun intérêt à ce que la situation dégénère », a conclu Albert Damantang Camara.
Yahya Drame