Grève des syndicats : Le mot d’ordre peu suivi à Conakry
Lancé hier lundi par les centrales syndicales du pays pour l’amélioration des conditions de vie des travailleurs, le mot d’ordre de grève est peu suivi dans la capitale Conakry. Depuis le matin, les véhicules circulent normalement et les grands marchés de la capitale refusent le monde. A Kaloum qui est le principal centre des affaires, ne montre aucun signe de grève.
Car les différents établissements publics et privés fonctionnement normalement. Même les banques sont ouvertes pour répondre aux besoins des clients. "Nous sommes dans une situation où les revendications des syndicats ne peuvent être satisfaites maintenant à cause du virus Ebola. Cette situation a fait que certaines sociétés qui travaillaient au pays ont quitté. Ce qui est normal c’est de suspendre cette grève pour permettre au gouvernement de satisfaire ces revendications de façon progressive", a déclaré un travailleur du Ministère des Droits de l’homme et de la liberté publique.
Pour un travailleur de Novotel, cette grève est un moyen pour perturber la situation actuelle : "Ce qui est difficile, c’est que les personnes mal intentionnées vont utiliser ce mouvement comme moyen pour perturber la situation actuelle de la Guinée qui se normalise du jour au jour. Donc, il n’est pas question d’empêcher les gens de travailler".
Sans exagération, la montagne a accouché d’une souris, pourrait-on tenté de dire.
Alpha Sylla