Guinée : Les journalistes et des activistes des droits de l’homme marchent pour réclamer justice pour le journaliste Mohamed Koula Diallo
Ce lundi, 06 février 2017, les journalistes, en compagnie des activistes des droits de l’homme et de certains hommes politiques ont marché de la Haute autorité de la Communication (HAC) au ministère de la Justice en passant par le Haut commandement de la gendarmerie nationale et la place des martyrs avec des slogans « Un mort de plus, un mort de trop, nous réclamons justice », « Justice pour Mohamed Koula» ou « Trop c’est trop ».
Présent également à cette marche, Bah Oury, vice-président exclu de l’UFDG a exprimé un sentiment de tristesse et sollicite que la lumière soit faite dans le dossier de l’assassinat de Mohamed Koula. « Je suis content que la presse organise l’an 1 de l’anniversaire de la mort du journaliste Mohamed Koula Diallo, mais je suis aussi triste, car Mohamed Koula est accidentellement mort. Je dis bien accidentellement, parce que ce n’était pas lui qui était visé par la balle, mais la balle m’était destinée, Dieu a voulu que je sois aujourd’hui vivant et Mohamed Koula n’est plus. Donc 1 ans, ça n’a pas été facile, parce qu’il y avait une conspiration de silence, une volonté délibérée de ne pas permettre à la vérité de s’épanouir. Mais avec cette mobilisation d’aujourd’hui et l’appel que vous venez de lancer entant que collectif des journalistes pour réclamer la vérité pour Koula, je pense que c’est une grande avancée et je pense que les autorités judiciaires saurons que la société civile guinéenne n’est pas passive surtout lorsque la liberté d’expression, la démocratie et la violence l’emportent sur l’indispensable nécessité d’avoir des débats démocratiques civilisés, sans que la vie de qui que ce soit, soit en danger. Entant que partie civile dans cette affaire, c’est une avancée très importante et les prochains mois, je pense que cette affaire connaîtra une clarification par un procès équitable et juste. N’ont pas pour soutenir Bah Oury, ce n’est pas là le problème, mais pour que la vérité, rien que la vérité soit dite et que la mémoire de Mohamed Koula puisse reposer en paix » exprimé Bah Oury, vice-président exclut de l’UFDG.
Dans la déclaration de circonstance, les journalistes ont rappelé qu’en 2013, l’assemblée générale des Nations Unies a adopté la résolution A/RES/68/163 qui a proclamé le 2 novembre journée internationale de la fin de l’impunité pour des crimes commis contre les journalistes. Donc cette résolution historique condamne toutes les attaques et violences perpétrées contre des journalistes et des travailleurs des médias.
Pour finir, les marcheurs ont lancé un appel envers la justice pour que tout soit mis en œuvre pour faire toute la lumière sur l’assassinat de Mohamed Koula et pour que les coupables soient punis à la hauteur de leur.
Binty Seny