« Il n’est pas question de reprendre le congrès du SLECG ou de lever le mot d’ordre de grève si les trois points de nos revendications ne sont pas satisfaits par le gouvernement », déclare Aboubacar Soumah
Dans un entretien téléphonique accordé à un organe privé de la presse de la place, ce mardi, 20 février 208, le Secrétaire général de l’autre faction du Syndicat libre des enseignants chercheurs de Guinée, le camarade Aboubacar Soumah a déclaré sans détour « qu’il est hors de question de reprendre le congrès du SLECG », contrairement à ce que la rencontre entre certains acteurs sociaux de la place a formulé comme une de leurs recommandations, rendues publiques par voie des média, hier lundi, à Conakry.
Justifiant ce point de non retour, le camarade Soumah affirme qu’avant que le congrès ayant fait de lui, Secrétaire général ait été convoqué, toutes les parties avaient été conviées à ce congrès, y compris le groupe de Sy Savané. Ce qui selon lui, prouve à suffisance que le congrès s’est déroulé en conformité avec la loi ; ce qui confère à son bureau toute la légitimité à ce jour.
A la question de la suspension du mot d’ordre de grève, comme une autre recommandation des acteurs sociaux du secteur éducatif et du monde du travail, il affirme que : « tant que les trois points de nos revendications ne sont pas pris en compte et mis en œuvre, les enseignants ne reprendront pas le chemin de l’école guinéenne ».
Malgré ce ton catégorique du «leader » du SLECG, il se dit disposé au dialogue ; ce qui fait qu’il a répondu à l’appel du tout nouveau Médiateur de la République, Mohamed Said Fofana.
Pour lui, « le gouvernement avait engagé dans un premier temps, des religieux dans cette affaire afin de trouver une solution. Malheureusement, il n’a pas respecté les closes de cette médiation. Si encore, le même chef de l’Etat engage le Médiateur, il était de mon devoir de répondre à cette invite. »
Et d’ajouter : « après avoir dépeint la situation au Médiateur de la République, ce dernier m’a dit qu’il rendra fidèlement compte au président de la République qui reçoit des informations erronées de la part de ses ministres, depuis que cette grève a été déclenchée… »
Quant à la menace de suspension des salaires pour la fin de ce mois de février, annoncée par le ministre en charge du Travail, le camarade Aboubacar Soumah rétorque : « j’invite le ministre Damantang Camara a bien relire le Code du travail, … »
Un résumé de Jean Leforestier