Insécurité : les conducteurs de mos- taxis de l’axe Kagbelen-Km5 protestent contre la mort de leurs collègues
Les conducteurs de taxis motos de l’axe Kagbelen-Km5 dans la commune urbaine de Dubreka ont érigé ce dimanches 25 mars 2018, des barrages et brulés des pneus sur la chaussée en signe de protestation contre la mort de leurs collègues tués par balle par un inconnu dans le quartier Tôbôlon secteur Kakiwondy.

Dans ces derniers jours, les conducteurs de taxis motos de cet axe vivent dans l’insécurité. Selon eux, en cette seule semaine, neuf (9) de leurs amis ont été tués par balle par des inconnus armés.
Parlant du derniers cas survenu dans la nuit du samedi 24 mars à ce dimanche 25 mars 2018, ce sont successivement Mamadou Saliou Barry 18 ans et Waraou Kalil Diallo 17 ans tous des conducteurs de taxis motos qui ont été fauchés par balles par des inconnus armés.
Selon un parent de Mamadou Saliou Barry, c’est aux environs de 3 h du matin qu’une personne armée a tiré à deux reprises sur Mamadou Saliou Barry qui était assis derrière et son ami Waraou Kalil Diallo qui les conduisait constatant que son ami a été touché par balle a tenté de se retourner pour le sauver mais malheureusement, il a, lui aussi été tué.
Ayant appris cette nouvelle, ces jeunes très en colère ont érigé des barrages, brûlé des pneus sur la chaussée, paralysant ainsi la circulation sur l’axe Kagbelen-Bailobaya pendant plusieur heures avant que les forces de l’ordre n’arrivent pour rétablir la circulation. Sur place, les magasins et boutiques situés le long de cet axe ont fermé.
Selon les informations reçues de ces conducteurs de taxis motos, parmi les 9 personnes tuées cette semaine, il y a, un qui a été tué par balle le jeudi dernier au Km5, un deuxième à Keitayah, un troisiéme à Kountiyah, un quatriéme lui a été blessé par balle et suis actuellement des soins dans un hôpital privé de la place. Les autres sont morts dans les mêmes circonstances que les précédents.
Aux environs de 14h30, Mamadou Saliou Barry et Waraou Kalil Diallo ont été inhumés au cimetière de Tôbôlon.