Kaloum: Des femmes manifestent contre l’abandon des femmes enceintes dans les maternités de Conakry
Des femmes de la capitale Conakry ont manifesté ce jeudi 05 février leur ras-le-bol suite à la mort d’une de leurs lors de l’accouchement à l’hôpital Donka il ya quelques jours de cela. Elles étaient une centaine ces femmes venues des différents quartiers de la commune de Kaloum habillées en rouge, avec des pancartes en main sur lesquelles ont pouvait lire : ‘’A bas les médecins et sages femmes criminels’’ ou ‘’Sauvez la vie des femmes guinéennes’’.

Interrogées elles indiquent qu’elles ont décidé de sortir ce jeudi 05 mars pour dénoncer l’abandon des femmes dans les maternités de Donka et d’Ignace-Deen, mais aussi de la négligence des sages femmes de ces maternités.
La Présidente de la délégation spéciale de Kaloum dès qu’elle a appris la nouvelle s’est rendue sur le terrain pour calmer ces femmes. Pour Makhady Camara : « elles sont fâchées parce que la femme qui est décédée par suite d’accouchement à l’hôpital de Donka a été abandonnée. Je suis femme, je ne peux que leur demander de pardonner, d’accepter ce qui a été fait, de pardonner mais de dénoncer les attitudes que les sages femmes font ».
Makalé Fofana en colère a confié au micro de GUINEE24 : « Je suis là avec les autres femmes pour dénoncer la maltraitance des infirmiers, des sages femmes à l’endroit des femmes enceinte ». Pour elle, « quand une femme enceinte se rend à l’hôpital elle n’a aucune assistance normale de la part des médecins qui la maltraitent, on la traite de tous les maux ».
A son arrivée au pouvoir, le Président Alpha Condé a fait la gratuité de la césarienne dans tous les hôpitaux, un acte salué par les femmes de Guinée. Profitant de cette occasion, ces femmes demandent au Chef de l’Etat de les aider à mettre fin à ces pratiques pour qu’elles partent à l’hôpital sans la moindre crainte dans le vendre et accoucher tranquillement sans problème.
Pour calmer la colère des unes et des autres, la Présidente de la délégation spéciale de Kaloum les a invitées au calme jusqu'à ce que solution soit trouvée pour mettre fin à ces pratiques dans les hôpitaux guinéens notamment ceux de Conakry la capitale.
Balla Yombouno, guinee24.com, Conakry