Kaloum : Des citoyens manifestent contre l’inondation de leurs habitations
Les habitants des quartiers de Tombo, Sans-fil, Coronthie2 dans la commune de Kaloum ont barricadé ce mercredi 27 juillet 2016 matin, la route reliant Tombo au port Autonome de Conakry. Ils manifestent contre l’inondation de leurs habitations survenue dans la nuit d’hier mardi 26 à ce mercredi 27 juillet 2016 des suites de pluies tombée à Conakry.

Très tôt ce matin, ils ont bloqué la route de cet axe avec des bois, des troncs d’arbre, des pneus, des ordures, pour protester contre l’inondation de leurs maisons. Malgré la présence des forces de l’ordre qui ont fait usage de gaz lacrymogène pour les disperser, sans succès.
Aussitôt informé, le colonel Mathurin Bangoura s’est rendu sur les lieux pour calmer les ardeurs mais il n’a pas été écouté.
Selon les témoignages des uns et des autres, dans les quartiers comme Tombo et Corontbhie2 où il ya eu plus de maison inondées, il y a aucun ouvrage d’évacuation ou de passage d’eau. Le seul caniveau qui sert de passage est quant à lui, obstrué par des barres de fer des sociétés de pêche et de carburant, situées dans ces quartiers.
Hawa Barry mère de famille à Tombo est l’une des victimes « Depuis 3h du matin, on a les pieds dans l’eau. Nos maisons sont inondées. Tous nos objets, habits et autres sont dans l’eau. L’eau est rentrée dans nos maisons, du salon jusque dans les chambres, la douche et même la cuisine. Le niveau d’eau montait jusqu’au niveau des jambes ».
Selon ces habitants, à chaque saison pluvieuse leurs maisons sont inondées et il ya de cela trois ans.
Kadiatou Sylla elle, lance un appel à toutes les femmes de ces quartiers : « Alors, je demande à toutes les femmes de Coronthie, de Tombo, de Sans Fil de sortir massivement pour aller voir le gouverneur pour trouver solution à ce problème qui perdure il y a trois ans de cela. On en a marre »
Pour sortir de cette souffrance, les habitants demandent aux autorités de démolir une partie de la cour de ces sociétés pour céder un passage aux eaux de pluies.
Au moment où nous quittiions les lieux aux environs de 9h30 minutes, des jeunes avaient déjà commencé à casser ce mur et la circulation était toujours bloquée sur cet axe .
Balla Yombouno