Kaloum : Le corps sans vie d’un fou cause la panique et la colère des citoyens

www.guinee24.com - - Politique

 

Ce lundi 13 octobre 2014, le corps sans vie d’un fou non encore identifié a causé à la fois panique et la colère des citoyens du quartier Tombo, Sans fil… dans la Commune de Kaloum. Un acte qui a entrainé des embouteillages sur tous les accès menant au cœur de la capitale guinéenne, et ce, durant plusieurs heures. Il a fallu l’intervention de la Police, du Gouverneur et du Maire pour calmer la situation.

La route barricadée çà et là par les populations en colère, les policiers arrêtés des deux côtés de la route, les véhicules empêchés de circuler, telle est l’image que présentait ce lundi matin les quartiers de Tombo, de Sans fil. En effet, les citoyens de ce quartier étaient à la fois paniqués pour des raisons que ce fou venu d’un autre quartier ne soit pas atteint  de la fièvre hémorragique Ebola.

Selon Diaby Mohamed, un citoyen rencontré sur les lieux : « Depuis la nuit du vendredi 10 octobre un fou  malade dont l’origine reste méconnue est venu se coucher au carrefour du quartier Sans fil. Le chef de quartier qui a vu le corps nous a dit qu’il a appelé la croix rouge, mais qui n’est pas venue. On dit que le fou n’a pas Ebola ».

Si le Chef de quartier Sans fil dit avoir informé les services de santé tels que la croix rouge pour venir au secours du fou, bon nombre de citoyens rencontrés ne comprennent pas comment durant 72h ce fou est resté abandonné sur la place publique au vu et au su des autorités du quartier et de la commune.

« C’est une désolation. C’est un être humain qui a rendu l’âme sans secours des agents de santé. Il faut que le 115 mis à la disposition des populations en cas d’Ebola soit au service des populations, les écouter, ils doivent faire le travail des populations, ils devaient  s’en charger du défunt fou avant qu’il ne rende l’âme », Makhady Camara, Maire de la commune de Kaloum.

Pour le Commissaire Kassé, chef de la sureté : « Ce corps est là durant trois jours sans intervention du service médical qui a été appelé mais n’est pas venu ».

« Je lance un appel aux services de santé, le 115 doit répondre à l’appel de la police, des populations en cas de besoin », a-t-il déclaré.

Et d’ajouter : « Les services de santé sont les seuls qui peuvent  rassurer les services de sécurité, les populations, mais d’arrêter le semblant de faire leur travail, cela n’est pas une solution, demande plus d’engagement, plus de responsabilité dans leur travail ».

Au moment où on quittait les lieux, les services de santé se sont rendus sur les lieux et sont partis avec le corps dans un hôpital de la place pour examens connaitre les raisons fondamentales de la mort du fou.

Balla Yombouno, guinee24.com

Tél : 628742308

Catégories:Politique