Kaloum - Manifestation de l’opposition : Une journée normale et pleine d’activités
La marche de l’opposition de ce jeudi 23 avril 2015 à laquelle elle s’attend à une paralysie des activités dans les cinq communes de la capitale semble loin d’être respectée à Kaloum. Comme les autres manifestations passées, tout semble se passer bien. Dès 7h05 on pouvait apercevoir un long embouteillage de véhicules à partir du petit virage du palais du peuple en allant vers Tombo, jusqu’au marché Niger. Ce qui explique la lassitude des populations.


Aboubacar Facinet Soumah, fonctionnaire derrière son volant explique à la rédaction de GUINEE24 : « Moi, depuis 5h30 j’ai quitté la maison pour venir à mon service. Ce n’est pas l’opposition qui va m’empêcher de ne pas venir au bureau. Ce n’est pas elle qui me paye à la fin du mois, c’est l’Etat. Et puis franchement on en a assez de ces marches, qu’elle arrête maintenant ».
7h10, au carrefour de Tombo, les citoyens commencent déjà à vaquer à leurs activités quotidiennes. C’est le cas des vendeuses de glaces que nous avons rencontré au carrefour de Tombo. Ces femmes nous expliquent avant tout leur calvaire tout en condamnant l’attitude de cette opposition. Elles expliquent que l’opposition ne veut pas le bonheur de ce pays, elle veut mettre ce pays en retard. « Nous on est pas du tout contentes de ce que l’opposition est entrain de faire, elle n’a qu’à arrêter cela. Nous, nous vivons du quotidien. Si eux ils ont leur avenir et l’avenir de leurs enfants ils n’ont qu’à nous laisser aussi préparer notre avenir », disent-elles.
7h20, nous voici dans le quartier Sans-fil, ici l’embouteillage est indescriptible, on entend le klaxonnement des véhicules comme pour dire qu’ils sont tous pressés de se rendre au service.
De passage, Fatoumata Sylla une élève en 6ème année sur la route de l’école observe ces embouteillages avec ses camarades. « Lorsqu’on dit que l’opposition marche, nos maîtres qui sont en haute banlieue ne viennent pas par prudence ou par peur, on trouve parfois 5 à 10 élèves dans la classe. Je demande à cette opposition de nous laisser étudier parce que nous faisons l’examen et dans ce cas on risque de ne pas terminer les programmes. Ils n’ont qu’à penser à l’avenir des enfants de ce pays, nous savons déjà qu’ils ont préparé l’avenir de leurs enfants », a-t-elle déclaré.
7h25 : Nous voici au marché Niger, ici, quelques commerçants et étalagistes commencent déjà à s’installer pour faire leur petit commerce.
Vers la corniche, dans le quarter Teminataye, il était environ 7h35, un autre embouteillage est là, mais cette fois ci c’est devant une station d’essence où ces véhicules alignés les uns derrière les autres viennent se procurer du carburant pour vaquer à leur quotidien.
Balla Yombouno, guinee24.com, Conakry