Kindia : 32 cas de décès au niveau des taxis-motos, du 1er janvier au 31 août 2016, selon la Police routière

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Du 1er janvier au 31aout 2016, la commune urbaine de Kindia a enregistré 103 cas d’accidents de moto taxi dont 6 décès au niveau des services de la Police et 1 057 dont 26 décès au service d’urgence de l’hôpital régional à en croire certains responsables dudit hôpital.



Ces statistiques alarmantes inquiètent à plus d’un les autorités à tous les niveaux. Chaque jour que Dieu fait un nombre important d’accident se produit sur les différentes artères de l’ensemble des quartiers de la ville.

Le véritable constat qui se dégage par là est que souvent les concernés sont tous des mineurs âgés de  18 à 22 ans qui payent les frais de cette situation, un véritable challenge pour les parents qui, le plus souvent ne prennent même pas le temps de contrôler leurs progénitures ce, pour en savoir davantage, comment ils se comportent en conduisant sur la voie publique.

A cela,  s’ajoute la lenteur des autorités dans la prise de décision pour mettre l’ensemble des conducteurs du pays dans les normes, comme vient de le faire tout récemment le ministre d’Etat, chargé des Transports.

Le Capitaine Balamou Nyankoye, Commissaire spécial de la sécurité routière de Kindia invite : « les conducteurs des engins à forcement passer par des écoles spécialisées à cet effet ; ceci pour apprendre le code de la route afin de limiter les dégâts, …  

 « Le manque de  collaboration des citoyens nous  cause d’énormes difficultés dans le cadre de l’identification de certains cas qui se produisent sans que nous  ne soyons au courant ; il faut nous mettre au bain de tous cas  qui se produirait dans les quartiers », a ajouté le Commissaire Balamou.

 A l’hôpital régional, la montée des statistiques laisse perplexe Abdoulaye Camara, surveillant du service des urgences : « souvent, l’hôpital peut enregistrer 33 cas d’accidents par semaine ce qui fait 5 à 6 cas par jour et il y a des cas de traumatismes crâniens, des pertes de connaissances ; et, les membres supérieurs et inférieurs sont souvent endommagés, sans compter aussi des cas de décès qui ne sont pas enregistrés par notre service. C’est que nous nous  appelons  des décès extrahospitaliers, çà c’est plus élevé que ceux qui sont officiellement enregistrés » affirme-t-il.

 Le Kaniaka

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