Kindia : 40 instructeurs de la police, de la gendarmerie et de l’armée, outillés en Droit de l’homme
Ce sont 40 instructeurs dont 6 femmes en poste dans les écoles de police, gendarmerie, des écoles et des centres d’instruction militaire de la Guinée qui viennent de boucler une session de renforcement des capacités en matière des droits de l’homme à Kindia.
Cette session avait pour objectif, la mise à disposition des institutions de formation initiale et continue des forces de défenses et de sécurité, un personnel suffisant, permanent et compétent, chargé de dispenser les modules de formation en droit de l’homme.
Organisé par le Haut-commissariat des Nations unies aux droits de l’homme en République de Guinée, elle a regroupé des officiers de polices judiciaires, des agents et officiers des unités d’intervention de polices et de gendarmerie ainsi que les officiers du commandement des forces de défenses et de sécurités.
Une action de renforcement des capacités des instructeurs formateurs qui s’inscrit en droite ligne des orientations de la stratégie nationale d’action prioritaire de la Réforme du secteur de sécurité enclenchée par le gouvernement guinéen.
Le Dr Yeliman Ousmane Kouyaté, président de la commission technique de suivi de la Réforme du secteur de sécurité en République de Guinée soutient : « cette formation est une suite logique de la réforme du secteur de sécurité bâtie sur l’élaboration d’un certain nombre de documents. Parmi ces documents, le tout dernier de la stratégie nationale d’action prioritaire identifie toutes les actions qui doivent être menées pour faire des forces de défense et de sécurité une institution républicaine et démocratique, obéissant à l’autorité civile démocratiquement élue».
Hormis ces objectifs, ces partenaires essayent tant bien que mal à accompagner la Guinée dans la mise en œuvre de cette stratégie nationale ; laquelle stratégie a entre autres principes directeurs, la promotion des droits de l’homme ainsi que le genre.
Selon Echer Eklu Koevanu, chef de l’unité promotion aux droits de l’homme au bureau du haut-commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme, « cette formation nous a permis de passer en revue l’ensemble des modules de formation en droits de l’homme à l’intention des formateurs des écoles de police, de gendarmerie et puis de faire en sorte que ces formateurs puissent avoir une maitrise de ces outils et de pouvoir les dispenser dans les règles de l’art ».
Au terme de cette formation, ces officiers de la police judiciaires, les agents et officiers des unités d’intervention de la gendarmerie et personnel officier de commandement des forces de défense et de sécurité ont bénéficié des satisfécits.
A leur tour, ces agents se sont engagés à restituer fidèlement les enseignements en droit de l’homme reçus au cours de cette formation aux nouvelles recrues dans les différents centres d’instructions du pays.
Le Kaniaka