KM36 : Une fausse alerte d’Ebola provoque la panique et la colère des jeunes
Dans l’après midi du Vendredi 23 janvier une fausse alerte sur un cas de virus Ebola a provoqué une panique totale et la colère des jeunes au Km 36. Un cas non certifié par les médecins de la croix rouge de Coyah. Durant quelques heures la circulation a été complètement paralysée, obligeant les véhicules de circuler dans les quartiers, d’autres préférant faire le demi tour.
En effet, d’après les informations reçues auprès de certains membres de la famille, c’est une fille âgée d’une vingtaine d’années, résident dans une famille au Km 36, quartier Sougueta qui s’est rendue auprès de sa sœur qui est en traitement en Sierra Leone. Quelques jours après, elle est revenue malade. Mais, d’après ses parents depuis longtemps la fille souffrait de la tuberculose chronique qui s’est transformée en une autre maladie loin du virus Ebola. Et n’ayant pas supporté la douleur elle a rendu l’âme dans l’après midi du Vendredi.
Et après son décès et que le corps ait été lavé, elle a été transportée à la mosquée. Au moment même où, l’iman de la grande mosquée du Km 36 lisait le sermon de ce vendredi, il a reçu la visite de la croix rouge de Coyah, qui a été alertée par une personne dont aucun membre de la famille de la défunte ne connait. Mais, d’après les témoins c’est le médecin chef du poste de santé de Sanoyah Km 36 qui a alerté la croix rouge.
Dans leur mission, « ils ont commencé à pulvériser la mosquée avant de passer au prélèvement pour savoir si cette fille est décédée d’Ebola », a expliqué Boubacar Bah qui a prié dans cette mosquée.
Pour tout dire c’est cette arrivée de la croix rouge de Coyah qui à causé la colère des jeunes qui ont barricadé la route, avant de s’attaquer non seulement aux médecins de la croix rouge mais aussi au centre de santé du Km 36 où, tous les médecins évoluant dans cet hôpital ont pris la fuite. Il a fallu l’intervention de la gendarmerie qui a usage des gaz lacrymogènes. Une situation qui a causé la panique, obligeant les magasins, boutiques, stations d’essence à fermer.
Dans cette panique générale sur fond de manifestation, plusieurs manifestants ont été interpellés par la Gendarmerie.
Balla Yombouno, guinee24.com