Le mouvement syndical guinéen maintient le mot d’ordre de grève du 15 février : Les négociations se poursuivent

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Le mouvement syndical CNTG- USTG s’est entretenu ce vendredi 12 février 2016 avec les différentes bases syndicales à la bourse de travail pour faire le compte rendu des différentes rencontres qu’il a eues avec le gouvernement pour trouver une solution pour sortir de cette grève. Et par la même occasion, il a ténu une réunion de négociation dans la salle du CPA du ministère de la fonction publique avec le gouvernement représenté par son porte-parole, Albert Damantang Camara. Mais à l’issue de ces différentes rencontres les syndicalistes maintiennent leur mot d’ordre de grève.

D’entrée de jeu, Amadou Diallo, Secrétaire général de CNTG a fait le compte rendu détaillé des rencontres qu’ils ont eues  avec les  quatre coordinations régionales, les deux religieux, les patronats, la société civile et le Conseil Economique et Social. Mais, malheureusement la solution n’a pas été trouvée. « Il était question que nous nous retrouvions le lundi dernier à 14h, mais malheureusement, nous avions été informés de donner le temps afin qu’ils rencontrent encore le chef de l’Etat Alpha Condé. Après la rencontre, ils nous ont dit que le chef de l’Etat leur a donné d’amples informations dans le cadre économique du pays. Qu’il leur a dit que les caisses de l’Etat sont vides et que les bailleurs de fonds, la Banque Mondiale et le FMI doivent être dans nos murs le mois de mars et si possible de les attendre afin que nous discutions ensemble de tous les problèmesSur le coup, nous n’avons pas donné de réponse, nous leur avons dit de nous laisser contacter la base, c’est pourquoi nous sommes avec vous ce vendredi pour prendre une décision ».

Suite à la demande l’inspection générale du travail, la base syndicale a unanimement décidé de poursuivre les négociations. « Nous allons à la table de négociation sous la demande de l’inspection générale du travail. Mais, d’ici là, le mot d’ordre de grève reste maintenu et démarre le lundi 15 février 2016 sur toute l’étendue du territoire national », a déclaré Amadou Diallo, Secrétaire général de la CNTG.

 De son côté, Mamadou Mansaré secrétaire général adjoint de la CNTG s’adressant aux transporteurs, fonctionnaires les invite à maintenir le mot d’ordre de grève tant que les points de revendications ne seront pas respectés. «  Transporteurs, pas de circulation le 15 février 2016 tant que les barrages ne quittent pas, pas  de circulation. Les transporteurs pétroliers, vous êtes là, aucun camion ne doit sortir de l’APT. Fonctionnaires, êtes-vous là ? Est-ce que vous aller faire comme en janvier ? » et ces derniers de répondre par un ouiiiiiiiiiiiiiiiii massif.

Et dans l’après midi les négociations ont continué à la fonction publique sans solution entre les deux camps.

« Nous sommes entrain de chercher les meilleurs voies de sortie possible de cette situation afin d’éviter d’ajouter une crise sociale à une crise, en tout cas à une tension économique à laquelle notre pays est soumis.  Juste qu’à la preuve des contraires le syndicat maintient son mot d’ordre de grève tant que nous ne sommes pas tombés d’accord. Et nous espérons que nous allons avoir l’occasion de leur donner un motif de ce mot d’ordre de grève. Mais ce n’est pas l’objet de la discussion aujourd’hui. Si vous négociez sur une pression vous prenez des décisions qui ne sont pas murement réfléchies et dès fois nous amènent à la situation qu’on vit aujourd’hui. Donc, notre objectif c’est de trouver la bonne solution pas la solution qui est dictée par le contexte ».

Par ailleurs, Albert Damantang Camara s’inquiète sur la baisse du prix du carburant à la pompe. « Mais, nous savons que jusqu’à présent, pour le moment l’hypothèse  de la diminution du prix du carburant  met en danger  notre programme avec le FMI et nos projets auront des difficultés beaucoup plus graves que celles qu’on est entrain de vivre aujourd’hui. C’est la seule conviction qu’on a et le FMI ne va pas changer ses modes de fonctionnement pour faire plaisir à la Guinée seule ».

Pour Mamadou Mansaré, même si les syndicalistes maintiennent leur mot d’ordre de grève, il aura des entités qui assureront un service minimum. « Il y a des principes qu’il ne faut pas oublier, il s’agit d’assurer un service minimum dans certains secteurs tels que: l’hôpital au niveau des urgences, de la chirurgie et de la maternité. Cela est valable pour la Société des Eaux de Guinée (SEG), car l’eau est indispensable à la vie. Même chose pour le courant d’où l’Electricité de Guinée (EDG), le transport aérien, les téléphonies sans oublier les sapeurs pompiers».

Attendons la suite dans les heures à venir…………

Balla Yombouno, chef de bureau de guinee24.com, Conakry 

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