"L’opposition républicaine que nous sommes a toujours affirmé sa volonté de dialogue, nous sommes ouverts au dialogue, on a toujours été demandeur de dialogue, nous avons fait ici des manifestations pour le dialogue", dixit Aboubacar Sylla
Cette annonce a été faite ce mardi 26 mai par le porte parole de l’opposition dite républicaine lors d’une réunie qu’ils ont tenue au siège de l’UFR à Coléah. Au cours de leur entretien qui a connu la présence d’Aboubacar Sylla, Sidya Touré, Baidy Aribot, Charles Pascal Tolno, George Gandhi Tounkara, une rencontre marquée par l’absence de Cellou Dalein Diallo. Il a été question de parler de l’ordre du jour c'est-à-dire des questions du dialogue, et la lettre que lui a adressée le Ministre d’Etat à la Justice, Garde des sceaux.
Après une concertation à huis clos qui a duré environ 1h30, l’opposition dite républicaine par la voix de son porte parole Aboubacar Sylla dit être ouverte au dialogue afin de trouver une voie de sortie de crise. "En tout état de cause, l’opposition républicaine que nous sommes a toujours affirmé sa volonté de dialogue, nous sommes ouverts au dialogue, on a toujours été demandeur de dialogue, nous avons fait ici des manifestations pour le dialogue, nous avons subi des violences pour le dialogue. Nous sommes donc une opposition qui croit que le dialogue permet d’éviter les crises, qui nous permette de préserver les climats de paix que nous vivons dans notre pays", a déclaré le porte parole de l’opposition guinéenne.
Par ailleurs, l’opposition reconnait avoir reçu le courrier du Ministre de la Justice, Garde des sceaux. "Nous avons examiné ce courrier du Ministre de la Justice qui est adressé à l’opposition. Nous avons trouvé quelques sujets qui méritent réflexion. Nous avons notamment constaté qu’aucun calendrier n’y est proposé pour la reprise du dialogue et qu’on nous suggère nous mêmes de faire des propositions concernant le calendrier du dialogue", a dit Aboubacar Sylla.
Et d’ajouter : "Nous avons estimé que l’ordre du jour qui figure est nettement insuffisant et ne prend pas en compte toutes nos préoccupations. Nous avons vu que la question liée au cadre proprement dit du dialogue notamment la présence du facilitateur ou du représentant de la communauté internationale n’est pas non plus incluse dans cette lettre. Donc, nous allons nous donner le temps de réfléchir, de consulter nos bases respectives avant de réagir probablement dans les 48h par rapport à cette lettre".
"Nous voulons d’un dialogue sérieux, structuré, sincère, et qui nous permette
d’aboutir à la sortie de crise", a conclu Aboubacar Sylla.
Balla Yombouno, guinee24.com, Conakry