Lutte contre Ebola : Message de soutien du Président Alpha Condé à la presse nationale
Je tiens d’abord à remercier sincèrement l’ensemble des Radios qui ont pris cette initiative de participer à une vaste campagne de sensibilisation de population.
En effet, au moment où l’économie allait démarré où vient de ratifier les contrats miniers, où les hommes d’affaires français de MEDEF sont venus et partis enthousiastes, que vous avez eu cette maladie. L’Ebola est une maladie grave. Mais c’est pas une fatalité. On ne meurt nécessairement d’Ebola. Si les contacts sont pris à temps et si les gens se présentent très tôt aux médecins, on peut guérir Ebola. Mais le grand problème, nous savons ce qu’il faut faire. Nos médecins savent ce qu’il faut faire pour mettre fin à cette épidémie. Mais la condition première sans laquelle rien ne peut aboutir, c’est la coopération de l’ensemble de la population. Nous avons le cas de Télimélé. Il y a eu Ebola là-bas. Toute la population a participer à la sensibilisation et il n’ y a plus d’Ebola à Télimélé. Nous avons des gens qui n’aiment pas ce pays et qui disent qu’il n’y a pas Ebola et les blancs viennent pour vous tuer. Mais il y a Ebola en Guinée, en Sierra Léone et au Libéria. Il y a Ebola au Nigeria, il ya Ebola au Congo Kinshassa. Donc, il faut que la population prenne conscience que maladie est une maladie grave, mais on peut guérir. Parce que si les gens pensent qu’on ne peut pas guérir, ils vont rester chez eux. Donc il faut réellement sensibiliser toute la population. J’ai dit que nous devons faire comme si nous étions en guerre contre Ebola. C'est-à-dire l’Ebola, c’est l’affaire de tous les Guinéens. Toute tendance confondue, toue religion confondue. Chacun doit se mobiliser aujourd’hui parce que c’est la survie de notre pays et nous sommes certains que les Guinéens qui ont su faire front en 58, sauront encore faire pour faire face à Ebola. Mais il faut que les gens cessent d’avoir peur.
Deuxièmement, il faut qu’ils acceptent d’écouter les médecins. Qu’ils suivent les recommandations que les médecins leur font. Troisièmement que les populations acceptent lorsque quelqu’un est malade qu’il aille toute suite chez les médecins. Lorsque quelqu’un est en contact, qu’il accepte que les médecins prennent sa température pendant 21 jours.
Donc, je compte sur la collaboration de toute la presse, les radios, les religieux, la société civile, tout le monde pour que nous puissions mettre fin rapidement à cette épidémie.
Nous le pouvons. Nous étions presque arrivés à la fin de l’épidémie lorsque nous avons été contaminées à partir du Libéria et de la sierra Léone. Mais évidemment ce sont nos frères. Aujourd’hui nous devons nous battre avec le Libéria et la Sierra Léone. Parce que s’il reste un seul cas d’Ebola dans un des pays, on n’est pas sorti. Donc, j’encourage à s’unir, à faire front comme un seule homme et sensibiliser chacun à son côté pour que nous mettions fin rapidement à cette épidémie qui est vraiment un danger pour nous. Mais ce n’est pas une fatalité. Puisque nous savons qu’est-ce qu’il faut faire pour faire partir cette épidémie.
Que Dieu nous accompagne de sa grâce et que cette maladie disparaisse rapidement de l’Afrique de l’Ouest.
Chers compatriotes !
Je vous remercie.
La rédaction de GUINEE24.COM