Lutte contre la piraterie : Des hologrammes de protection, un nouveau système de sécurisation des œuvres artistiques et littéraires

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Lancement officiel ce mercredi 28 janvier au musée national de Sandervalia des hologrammes de protection des œuvres littéraires et artistiques en république de Guinée. La cérémonie a connu la présence des cadres du ministère de la culture, la brigade de la lutte contre la piraterie, du bureau guinéen des droits d’auteurs, les artistes et musiciens de Guinée.

En effet, l’hologramme est un produit fabriqué en rpublique populaire démocratique de Corée (RPDC) et livré par COMPUTEL CO, société installée en république de Guinée.

Ce nouveau produit de lutte contre la piraterie des œuvres artistiques, présente des images en trois (3) dimensions qui sont une combinaison de petits éléments en lumière diffractante, qui mit ensemble, donnent une image changeante lorsque l’on modifie l’angle de vision de l’hologramme. Il rentre en vigueur à partir du 1er  février prochain.

Les hologrammes sont séquentiellement numérotés et créent la traçabilité de la vie des supports. Ils réduisent les risques de contrefaçon des produits distribués, tout en sauvegardant la bonne réputation du BGDA.

« La protection des droits d’auteur des consommateurs doit être recherchée et garantie. Les protections des droits d’auteur, est cet esprit qui anime la direction du BGDA et l’invite constamment à rechercher les moyens de sécurisation de garantir les œuvres de tous les créateurs et de tous les consommateurs guinéens et étrangers », a déclaré Abass Bangoura, Directeur général du BGDA

Du côté du ministère de la culture et du patrimoine historique, Secrétaire général du département, Amirou Conté a affirmé : « Cette cérémonie est l’occasion et le moment pour nous d’apprécier le bureau guinéen des droits d’auteurs pour les efforts consentis pour la protection des intérêts des artistes dont les œuvres nous instruisent et méritent d’être protégées. La lutte contre la piraterie est l’un des axes prioritaires de la lettre de mission que le Premier Ministre a adressé à notre département. C’est pourquoi on a une vision claire sur cette mission, car la brigade de la piraterie sera renforcée cette année ».

A rappeler que la piraterie en question a des conséquences néfastes sur l’économie de la culture comme l’appauvrissement de la créativité des artistes, le travail d’invention ou de création est compromis, les investissements des producteurs sont perdus, les opérateurs sont découragés par des personnes qui se livrent à la piraterie.

Alors pour faire face à cette piraterie, certains défis sont à révéler. Les artistes ne doivent plus être spoliés de leurs droits exclusifs, d’autoriser ou d’interdire la reproduction de leurs œuvres, la vente dans le commerce des exemplaires de leurs œuvres doit être contrôlée et autorisée par le BGDA.

A noter qu’en 2006 le BGDA met en place un système sécuritaire infalsifiable, non réutilisable : hologramme.

Constat : 3/4 des risques de contrefaçon des phonogrammes et vidéos résorbés.

Résultats obtenus : la facile distinction des produits licites des produits piratés, les revenus des artistes sont nettement améliorés au 1er  tirage. Musique urbaine : de 2.000 exemplaires à 35.000. Musique de variétés de 5.000 à 80.000.

Karim Bah, correspondant de guinee24.com

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