«Marche blanche des femmes de l'Opposition Républicaine» et autres mères de familles à Conakry
Comme annoncé la semaine dernière, les femmes de l’Opposition Républicaine et autres mères de familles de la République de Guinée ont lancé leur «marche blanche contre l’impunité», mercredi, 07 mars 2017, à Conakry.
Le carrefour Concasseur a servi de lieu de regroupement et de point de départ à la procession, partie en direction du Rond-point de Bambéto. Toutes de blanc vêtues avec des pancartes et slogans dénonçant l’impunité des auteurs des assassinats commis, notamment dans le cadre des violences politiques que le pays a connues depuis 2010.
Dans les rangs des manifestantes, l’on pouvait dénombrer quelques parents directs de certaines victimes.
Honorable Mariama Tata Bah, députée à l’Assemblée Nationale (AN) de Guinée a déclaré : «Nous sommes fatiguées de voir nos enfants se faire assassiner par ceux qui doivent les protéger. Nous réclamons justice pour nos morts.
Vous le savez, vous-même, on n’a pas une justice capable de faire ce travail. Notre justice est moribonde, elle ne peut absolument rien. Quatre-vingt-dix (90) morts, c’est trop».
Poursuivant, elle a expliqué les motifs de la marche : «Les femmes des victimes ont décidé d’organiser cette marche pour dire au chef de l’Etat, Pr Alpha Condé et à son gouvernement, que nous en avons ras-le-bol.
Nous responsables, nous avons pris le train en marche pour les accompagner, pour venir compatir à leur douleur, et pour dire au gouvernement du Pr Alpha Condé, que ce n’est pas parce qu’on est de l’Opposition qu’on devient une paria.
La Guinée est à tous les guinéens. Le multipartisme est autorisé par notre Constitution. Aussi, il n’y a aucune raison qui pousserait les forces de sécurité à assassiner nos enfants, comme s’ils étaient des oiseaux».
AGP