Massacre du 28 septembre 2009 : le cri de cœur du fils d’un disparu

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Hier mercredi 28 septembre 2016, Mamadou Bailo Bah âgé de 22 ans, fils d’un disparu s’est fait entendre lors d’une conférence de presse animée à la maison de la presse, à Coléah.     Au moment des faits, le jeune était âgé de 15 ans ; et, aujourd’hui il en a 22. Soit 7 ans après un massacre dont il n’arrive pas à oublier, car son père y a trouvé la mort et son corps n’a pas été retrouvé.

 

 

 

 

En se rappelant de ce jour, il dira que «  ce jour comme celui du 28 septembre 1958 restera à jamais gravé dans nos mémoires,  car des personnes innocentes ont été criblées de balles et tuées pour avoir tout simplement réclamé le retour des militaires dans les casernes pour laisser le pouvoir aux civils… »

 

Ce jeune  pointe du doigt la faiblesse du gouvernement actuel qui « ne prend pas au sérieux cette affaire, alors que nous continuons de réclamer justice pour les victimes et leurs familles , l’Etat guinéen au-delà des discours de bonne intention qu’il entretient lors des visites du bureau du procureur de la cour pénale internationale peine à respecter ses engagements en matière de lutte contre l’impunité et du respect des droits de l’homme. A ce jour, nous sommes perdus et abandonnés au milieu du guet par ceux qui étaient censés nous protéger et nous défendre. Car si la Guinée a réussi à se doter d’un président civil, c’est grâce aux sacrifices mortels et périlleux que des citoyens ont consenti pour refuser le diktat d’une horde de militaires corrompus et violents »

 

Entre temps, il se pose tant que questions « pourquoi ce silence sur des tueries considérées par l’ONU comme étant des crimes contre l’impunité de la part de ceux qui nous gouvernent actuellement la Guinée ?, pourquoi ce silence, mais pourquoi ? Nous, orphelins et veuves des disparus  ont  envie de comprendre le cynisme des politiciens guinéens qui se servent de pauvres gens pour satisfaire leur égo…la Guinée ne saurait être un havre de paix tant que la vraie justice ne sera pas rétablie au nom du droit. Car sans justice, il n’y a pas de paix et sans paix, pas de développement. Nous disons aux dirigeants actuels qu’ils sont venus  très tard dans un monde trop tôt, nul ne peut effacer les souvenirs douloureux qui hantent nos esprits et brûlent nos cœurs »

 

Mamadou Bailo bah  comme toute autre victime souhaite que justice soit faite  «  l’argent n’est point notre revendication, nous voulons que tous ceux qui sont impliqués dans les massacres du 28 septembre 2009 soient traduits devant les barreaux, jugés et condamnés à la hauteur de leurs forfaitures »

Balla Yombouno

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