Nation: L’opposition accuse l’Etat de surfacturer certains marchés passés de gré-à-gré
L’opposition guinéenne accuse le gouvernement du Pr Alpha Condé de procéder à la surfacturation des marchés passés de gré à gré entre certaines entreprises et l’Etat ; c’est qu’à fait comprendre le porte parole de l’opposition, M. Aboubacar Sylla au cours d’une rencontre avec la presse, ce mercredi, à Conakry.
Nation: L’opposition accuse l’Etat de surfacturer certains marchés passés de gré-à-gré
Selon lui, « il y a des budgets qui sont garnis qui ne sont jamais contrôlés ; c'est-à-dire des fonds spéciaux qui sont mis à la disposition des premiers responsables de certaines institutions sans être soumis à un contrôle quelconque. C’’est le cas du budget de la présidence qui est jusqu’à présent supérieur à 300 milliards de francs guinéens par an. Donc on n’est pas loin du milliard par jour dans le budget de la présidence… En 2014 et 2015, le gouvernement guinéen a dépensé pour 9 mille milliards de francs dans le financement de marché public surfacturé et octroyé dans un cadre de gré-à -gré en violation flagrante de la loi. Ce montant fait a peu prés deux barrages de Kaleta , probablement six (6) barrages de Garafiri. Et, tout ceci a été décidé au bénéfice de certains proches, de certains amis qui soutiennent le pouvoir lors des campagnes et autres ».
Avant de signaler certains cas comme par exemple : Asperbras : 122 millions de dollars avec des équipements guinéens (électricité) ; Aggreko : 30 millions de dollars (électricité) ; K-Energie : 260 millions de dollars en deux (électricité) ; AOM : 100 millions de dollars en cinq ans (électricité) ; Tombo 3 (renovation) : 45 millions de dollars, avec Abé Sylla (électricité) ; fourniture de 30 milles lampadaires par une société chinoise, 104 millions de dollars (électricité) ; réhabilitation du palais des nations par la société Marocaine ITQANE : près de 40 millions d’euros et avec un niveau d’exécution de 75 % à ce jour.
S’agissant des marchés qui ont été surfacturés, Aboubacar Sylla cite entre autres, la route Kankan-Kissidougou par EBOMAF, 65 millions d’euros avec une dimension optionnelle à 300 millions, soit 1.500.000 euros/ kilomètre ; Sonfonia-Kagbélen : 50 millions de dollars, soit 6 millions de dollars/ kilomètre.
Le porte parole de l’opposition soutien que ces chiffes sont exacts ; et, que rien n’est inventé, rien n’est fait sur la base des rumeurs. D’où tout ce que son groupe a avancé est appuyé par des documents qui sont à leur disposition. « Nous attendons que le camp adverse lève le petit doigt pour mettre ces documents sur la place publique, afin que le guinéen lambda se rende compte comment est géré son pays… »
Balla Yombouno