"Nous continuerons à mobiliser les recettes provenant des engins roulants à graphie publicitaire, aussi longtemps que possible", dixit Paul Moussa Diawara, DG OGP
Paul Moussa Diawara, Directeur Général de l'Office Guinéen de Publicité. En poste depuis Avril 2014, il s'emploie à faire respecter les intérêts de l'Etat dans ce secteur pourvoyeur de recettes. Entretien…
Conakry, le 1er Février 2016 – Bonjour Monsieur Diawara. Pouvez-vous vous présenter et nous dire brièvement quel est le rôle et le fonctionnement de votre Office?
Paul Moussa Diawara : Je me nomme Paul Moussa Diawara, Directeur Général de l’Office Guinéen de Publicité (OGP). L’Office guinéen de publicité est une institution de service public qui a pour missions entre autres la régulation et la réglementation du secteur de publicité en République de Guinée.
C’est un Etablissement Public à caractère industriel et commercial (EPIC) doté de personnalité juridique et morale, d’autonomie administrative, financière et de gestion. Ceci dit, toute information incitant à la consommation d’un produit, d’un bien, d’un service, d’une marque… constitue des opérations commerciales de l’OGP. Ce qui implique le paiement d’une redevance, d’une taxe à l’Etat.
A vocation nationale, l’OGP opère sur l’ensemble du territoire national et touche tous les secteurs d’activités.
Parmi les actions menées par l’OGP, on note une qui concerne les véhicules à graphies publicitaires. De quoi s’agit-il ?
PMD : Justement, c’est dans ce cadre décrit ci-haut que l’OGP a lancé une vaste opération de recouvrement des taxes liées aux engins roulants (moto, tricycle, véhicule, camion etc) à graphies publicitaires. Des engins roulants à graphie, au logo, à l’écriture ou à la couleur publicitaire sont des motos, véhicules ou camions qui portent la marque de leur entreprise, société… pour une plus grande visibilité.
A travers la mise en place d’une stratégie de recouvrement efficace, cela nous permet de lutter contre la fraude fiscale et l’impunité qui ont caractérisé ce secteur. Cette stratégie permet aussi d’exercer la contrainte sur les entreprises de mauvaise foi qui s’acquittent finalement de leurs taxes. En Guinée comme ailleurs dans le monde, les Etats vivent des taxes, des impôts. Ce sont donc ces redevances versées par les contribuables qui permettent de financer le développement (construction des infrastructures routières, immobilières, hôtelières, création d’emplois etc).
Depuis quelques semaines, plusieurs véhicules à graphies publicitaires ont été arraisonnés par les services compétents en la matière. Est ce à dire que l’année 2016 s’inscrira toujours dans cette rigueur dans l’application des textes ?
PMD : Le Président Alpha Condé a prôné le changement. C’est à nous, cadres et responsables administratifs de donner un sens à cette grande, noble et légitime vision du Chef de l’Etat. Personne n’est au-dessus de la loi. Par ailleurs, nos services sont à pied d’œuvre et continuent à mobiliser les recettes provenant des engins roulants à graphie publicitaire. Et ce, du 15 janvier au 31 décembre 2016.
Vous êtes également à l’initiative en ce qui concerne les média audiovisuels privés. Vous souhaitez mettre en place une taxe sur les recettes qu’ils perçoivent en publicité. De quoi s’agit-il exactement?
PMD : Les radios et télévisions privées établies en Guinée sont des entreprises commerciales qui font payer à leur clientèle la publicité sur leurs produits, services, biens, marchandises… Il est donc normal qu’elles reversent à l’Etat les taxes liées aux publicités pratiquées dans leur radio ou télé. Dans tous les cas, une rencontre est prévue au cours du mois de février entre l’OGP et l’URTELGUI (Union des Radio et Télévisions Libres de Guinée) pour parler de ce sujet.
Monsieur Diawara, merci.
PMD : C’est moi qui vous remercie.
Entretien réalisé par la Cellule de Communication du Gouvernement