Obsèques : Feu Ansoumane Damaro Camara "Black So" a rejoint sa dernière demeure

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Ansoumane Camara alias Black So a rejoint sa dernière demeure cet après midi du mercredi 15 juillet 2015 au cimetière de Cameroun. Avant l’inhumation, son corps a été exposé au palais du peuple où parents, amis, collaborateurs lui ont rendu un dernier hommage. Et le gouvernement était représenté par le Premier Ministre, Chef du gouvernement.

Il est 10h45 dans la salle du palais du peuple de Conakry où ils ont fait rentrer le corps de feu Ansoumane Damaro Camara, opérateur culturel de la structure de production Afro balance musique décédé le 13 juillet dernier par suite de maladie.

Ici, la compassion, la pitié, la consternation, les mémoires de rappel de l’homme se lisaient sur les visages des uns et des autres.

Dans cette grande salle, il est temps de reconnaitre ce qu’il fut  (Black So) de son vivant par ses semblables.  Depuis toujours il  a voulu le développement de la culture et s’est battu corps et âme pour le rayonnement de la culture guinéenne.

Il avait fait de la promotion de la musique  guinéenne dans son pays comme partout dans le monde sa priorité. A titre illustratif Lama Sidibé, petit Kandja  Amadou Sodia, Oumou Dioubaté, Sona Tata Condé, etc.

 « Oh Black So, tu nous quittes à la fleur de l’âge, au moment où tous ceux-ci présents avaient besoin de toi pour continuer ensemble le combat de la valorisation de la culture africaine de Guinée. Dors en paix le valeureux combattant. Que la terre de Guinée que tu as servi longtemps te soit légère », a déclaré Sita Cissé, collaborateur du défunt dans la structure Afro balance musique. 

Abraham Sonty Camara a, au nom des artistes adressé les condoléances les plus attristées à la famille éplorée. « Nous demandons à tout le monde d’arrêter d’accompagner les braves hommes au cimetière mais plutôt les accompagner à l’hôpital », a-t-il martelé.

« En Guinée comme partout dans le monde il s’est montré solidaire de ses compatriotes d’ici et d’ailleurs  dans une fraternité qui le distinguait souvent. Dans tous les milieux qu’il  fréquentait, il a été à la hauteur des espoirs placés en lui », a témoigné Ibrahima Diallo, Directeur général de la Radio Liberté FM qui a aussi connu l’homme. 

 «Il me disait chaque fois, Aly vous êtes la relève de la culture guinéenne. Vous devez vous battre pour que la culture guinéenne reprenne sa place », a affirmé Aly Bongo Leno, Président des  journalistes animateurs culturels de Guinée.

Le ministre de la culture et du patrimoine historique, Amirou Conté a au nom du gouvernement présenté les condoléances les plus attristées à la famille éplorée.

Pour lui « il est difficile de parler d’un homme  qui s’est sacrifié pour la culture guinéenne et qui a été rappelé à Dieu. Il est difficile et même très difficile de parler en ce moment d’Ansoumane Camara couché comme il est, lui qui avait  de l’énergie à revendre. Le monde de la culture est en deuil, le secteur culturel est en deuil. Ansoumane Damaro Camara Black So n’est plus ».

L’honorable Amadou Damaro Camara a au nom de la famille remercié les uns et les autres notamment le Gouvernement  et le Président de la république pour toute  l’attention dont la famille a bénéficié de la part du gouvernement tout entier.

Né en 1968  au Liberia et décédé le 13 juillet à Conakry,  Ansoumane   Damaro Camara est décédé laissant derrière lui deux enfants et une veuve. Il  est parti au moment où il s’apprêtait à recevoir  celle qui devrait être la future mère de sa famille mademoiselle Bébé Touré qui vit en France.

Balla Yombouno, guinee24.com, Conakry

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