Révision des accords politiques du 12 octobre 2016 : l’opposition sollicite la participation de la CENI aux travaux
Cette demande fait suite à une réunion extraordinaire du comité de suivi des accords politiques du 12 octobre 2016, en vue de faire le point sur l’état d’avancement des différents points des accords.
Le porte-parole de l’opposition, Aboubacar Sylla a estimé qu’il s’agit d’une mini crise qui a failli exploser. Avant de s’exprimer sur l’inquiétude de l’opposition dite républicaine par rapport à la non-participation de la CENI aux travaux du comité de ce suivi.
« Le code électoral a été transmis par inadvertance par l’assemblée nationale, ne correspondait pas dans son contenu aux dispositions relatives aux élections communales, tel que prévu par l’accord du 12 octobre 2016. Le Secrétaire général qui a remplacé le ministre absent de Conakry, nous a certifié que le ministère de l’Administration du territoire et de la décentralisation allait immédiatement, dans les 24 heures, procéder au retrait et à la substitution du code actuel à l’assemblée nationale. Donc, c’est une mini crise qui a failli éclore et je crois qu’elle a été tuée dans l’œuf. Parce que, le gouvernement a décidé de corriger cet état de fait », a fait remarquer M. Sylla.
Parlant du souci majeur qui anime l’opposition de nos jours, Aboubacar Sylla a noté ceci : « Nous avons quelques inquiétudes, il faut dire que nos préoccupations essentielles se situent au niveau de la Commission électorale nationale indépendante. Nous avions prévu que cette institution participe à certains travaux, à travers une commission chargée notamment du comité électoral et de l’organisation des élections communales. Mais, malgré plusieurs relances, la CENI ne veut pas s’impliquer dans le travail du comité de suivi d’une façon ou d’une autre ; le temps passe et les élections doivent avoir lieu au mois de février », a-t-il ajouté.
Pour finir, le porte-parole de l’opposition a souligné que le comité de suivi est en pleine activité, « les commissions travaillent pleinement. Nous espérons, continuer avec ce même engagement et arriver très rapidement à mettre en œuvre cet accord du 12 octobre 2016, qui a permis de décrisper le climat politique guinéen ».
Yahya Drame