Santé : Le colonel Moussa Tiégboro Camara lance l’opération de fermeture des cliniques non agréées

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L’opération de fermeture des cliniques non agréées ou clandestines de Conakry menée par les services du colonel Moussa Tiégboro Camara en collaboration avec le ministère de la santé et l’ordre national des médecins vient de démarrer dans la capitale guinéenne. Pour cette première journée, c’est la commune de Matam qui a constitué la première étape où, 25 cliniques non agréées ont été décelées.

Ici à Matam, parmi les 25 cliniques visées, une dizaine a été visitée par la mission conjointe et le constat est que ces médecins sont parfois diplômés non compétents, des analphabètes en blouse que les pauvres citoyens appellent dans les quartiers docteur par méconnaissance.

Le mode opératoire contre les cliniques non agrées consiste non seulement à visiter les locaux des structures sanitaires visées  mais aussi à vérifier les dossiers.

Dr Alhassane Bah de l’ordre national des médecins de Guinée apporte des précisions en ces termes « il y a des médecins de qualité qui exercent dans les très bonnes conditions, il y a aussi des médecins qui n’ont pas la qualification qui exercent dans de très mauvaises conditions. Il y a également des personnes qui n’ont aucune qualification qui ne sont pas médecins qui exercent la profession. Notre mission, c’est d’abord de voir est-ce que celui qui pratique la médecine a les qualifications requises, on va demander le diplôme, l’agrément, l’arrêté d’exploitation. Je pense qu’à la suite de cette mission dirigée par le colonel Tiégboro, ces personnes qui appartiennent à une catégorie dont on a déjà défini, on les mettra à la disposition de la justice ».

Ces opérations ont également permis de mettre à nus l’absence de synergie d’action entre les services technique du ministère de l’administration du territoire qui délivre des agréments  pour les ONG  médicales et les services du ministère de la santé qui autorisent ces ONG médicales à exercer la médecine.

« Nous avons constaté qu’il y a des cabinets de soins qui ont l’agrément délivré par le ministère de l’administration du territoire. Dans les conditions normales lorsque vous avez un agrément, une ONG  vous devez  obligatoirement avoir des conventions de collaboration avec le ministère de la santé et une autorisation d’exercer les spécialités reconnues par l’agrément au niveau de votre centre. Je pense que nous devons de façon urgente nous retrouver et harmoniser la délivrance des agréments au niveau des départements de la santé », poursuit Dr Alhassane.

Toujours dans la même commune, le constat a permis de déceler des non médecins étrangers qui utilisent des médecins guinéens pour ouvrir des cliniques. Ce qui est contraire aux règles. Il y a aussi des ONG médicales autorisées à s’y installer à l’intérieur du pays avec des tâches biens définies qui travaillent à Conakry sans aucun document de transfert.

Dans tous les cas, les services de colonel Moussa Tiégboro Camara se disent déterminés à aller jusqu’au bout afin de mettre fin à cette anarchie pour reconstituer le tissu sanitaire national, et ce, au bénéfice des populations guinéennes.

Balla Yombouno, guinee24.com, Conakry

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