Santé : L'ONG SOS hépatites -Guinée a célébré la Journée mondiale de ces pathologies, ce jeudi

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A l’occasion de la célébration de la journée mondiale contre les hépatites en Guinée, ce jeudi 28 juillet 2016, l’ONG-SOS hépatites Guinée a conféré avec les journalistes, à la maison de la presse de Coléah, sous le thème « Problématique de la prise en charge des hépatites virales en Guinée ».


 

 

Au cours de cet échange avec les hommes de médias, SOS hépatites Guinée a parlé de la situation des maladies hépatites en Guinée depuis 2012.

Selon le président de cette ONG, le Dr Abdourahamane Diouria Diallo, enseignant chercheur à la Faculté de médecine, à l’Université Gamal Abdel Nasser  de Conakry, il ya  deux catégories d’hépatites. A à savoir  les hépatites   non virales provoquées par l’alcool,  les substances toxiques,  médicaments traditionnels mal dosés. Et celle  virale ; qui sont surtout fréquentes en Guinée.

 

Pour lui,  la situation des hépatites virales au cours de ces dernières années en Guinée,  reste tributaire à  l’existence  de tous les facteurs favorisants et/ ou aggravants des principales hépatites virales à savoir : l’insuffisance d’hygiène personnelle, du milieu alimentaire, des mauvaises pratiques socioculturelles, la multiplicité des partenaires sexuelles, la circoncision, l’excision…

 Aussi, il a signalé certains facteurs non des moindres qui rendre difficile l’intervention de sa structure. Il s’agit entre autre, des difficultés de prise en charge des hépatites virales avec la faiblesse de données épidémiologiques des hépatites virales et coûts exorbitants  des équipements de prise en charge le déficit de formation et d’information du personnel de santé avec conséquences, confusion entre portage chronique inactif et hépatites virales à traiter selon les normes de l’OMS

 

A ces facteurs s’ajoute aussi, la difficulté liée à l’obtention des aides financières dans la lutte  contre ces maux.

 

De septembre 2012 au 30 juin 2016, l’ONG a réalisée 11 978 consultations parmi lesquelles 881 ont réalisé un bilan qui se présente de la manière suivante : 66,85% d’hommes contre    33,15% de femmes. Avec une complication de l’hépatite chronique B au niveau de 28 personnes consultées, soit 3,17% ;une cirrhose du foie de l’ordre détectée au niveau de 63 soit 7,15%.

Aussi,  il y a eu au niveau de la Colopathie 226 cas et 39 cas d’ulcère gastroduodénal.  Sans compter 1 575  vaccinations de l’entourage des malades.

 

Dans les perspectives, l’ONG, demande l’application de la recommandation de l’OMS : vacciner tous les enfants le jour de leur  naissance ; renforcer la politique de mise en œuvre du programme national de lutte contre les hépatites et VIH/SIDA ; rechercher la séroprévalence du virus de l’hépatite B et  C au niveau des groupes à risque et au niveau de la population générale ; prendre en charge les malades ayant l’hépatite B active par le  comité national de lutte contre le sida (CNLS) pour bénéficier des anti retroviraux (AVR), etc.

 

 

Balla Yombouno

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