Sécurité routière : zoom sur l’envahissement des trottoirs des par les vendeuses

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Depuis la fin du plan d’urgence de la sécurité routière initié par le ministre de tutelle qui consistait à réglementer la circulation routière et déguerpir tous les occupants illégaux des bordures de route, de nos jours les occupants illégaux des voiries urbaines récupèrent par endroit leurs places habituelles. C’est le constat fait par notre reporter au niveau des marchés de Sonfonia, d’Enta dans la commune de Matoto et de Sanoyah-km36, dans la préfecture de Coyah.


Depuis le retour de cette pratique, nombreux sont des  routes et carrefours  situés non loin de ces marchés qui enregistrent des embouteillages énormes. Elles sont  composées de vendeuses de condiments, d’articles divers, de chaussures, de biscuits. Parfois on retrouve aussi certains hommes qui font le commerce ambulant. Avec cette occupante illégale, ils prennent en otage les bordures de routes ou trottoirs.

Au marché de Sonfonia, certaines femmes sont assises non loin d’un dépotoir d’ordures avec tout le risque pour leur santé et pour leur sécurité, en cas d’accident. C’est le même constat au marché d’Enta.

Au marché de Sanoyah- km36 par exemple, les femmes rencontrées ont confié qu’elles sont à cet endroit du fait du manque de places à l’intérieur du marché pendant qu’elles  payent les taxes à l’administration du marché, au même titre que  celles qui sont à l’intérieur.

Dans cette obstination, ces vendeuses et vendeurs racontent  des difficultés, quotidiennement, surtout avec certaines forces de l’ordre.

 « Les gendarmes  et policiers qui sont là viennent nous chasser pour quitter la rue, mais on n’a plus de place à l’intérieur. Et si un gendarme prend ta marchandise pour l’envoyer au bureau de l’administrateur du marché, il te faut  parfois payer 5000 voire 10 000 francs guinéens pour la récupérer », déclare une vendeuse sous anonymat.

A l’image de ce qui se passe dans les marchés de la capitale, peut-on oser d’affirmer que le plan d’urgence de la sécurité routière n’a été qu’un feu de paille.

B N’ Famoussa Y

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